Clara's song

Publié le par Saint Epondyle

     Bonsoir,
Je reprend aujourd'hui la plume pour entretenir qui voudra bien me lire de la société de consommation ; au travers de l'exemple de Clara Morgane et de son essai désastreux de chansonnette : Sexy Girl. Tout d'abord, et pour favoriser votre compréhension de mes diverses réactions vis à vis de ladite chanson ; je vous conseille d'en visionner le clip vidéo en cliquant ici. Notez au passage que je ne vous conseille le présent clip que par souci de compréhension, et nullement pour sa qualité musicale ou esthétique.
J'ai découvert cette médiocre chose un soir il n'y a guère ; assis sur mon canapé dans une attitude d'inaction que l'on pourrait qualifier de "vautrée". L'heure tardive étant propice au visionnage de tous les déchets soi-disant musicaux du monde moderne, diffusés massivement et de manière non diversifiée par presque tous les dix huit canaux de la télévision numérique terrestre (TNT), j'étais, l'oeil torve et l'esprit vacillant, regardant la création commerciale de notre belle société. Reflechissant interieurement à divers sujets, dont les gouts de mes concitoyens en matière musicale, je vis soudain le sus-mentionné clip vidéo s'étaler vulgairement sur mon écran de télévision comme autant de pétrole usagé déversé dans une mer polluée par un dégazage sauvage. Sur le coup, je trouvais juste navrant cette bimbo a demi vétue et ses paroles franchement déplorables.
Mais mon indignation ne devait pas s'arreter là. En effet, le nom de Clara Morgane me disait vaguement quelque chose, sans trop que j'arrive à me rappeller quoi. Effectivement, l'information selon laquelle ladite bimbo était quelque chose comme une star du X, dont le nom est le mot-clef le plus entré sur Google France, finit par me parvenir, déclenchant chez moi une véritable tempête cérébrale, tempête dont je livre les fruits dans le présent article.
En effet, je voudrais mettre cette situation en comparaison avec une autre, celle de Gérard Darmon qui, lui aussi a décidé de se (re)lancer dans la chanson l'année passée, avec, a ma connaissance, un succès plus que mitigé. Si en apparence il s'agit bien de deux célébrités de l'écran ayant décidés de s'essayer à la musique, il me parait évident que seule l'une de ces deux personnalités prend un gout particulier à la chose, alors que l'autre se contente de jouer le role marketing sculpté sur mesure par son producteur. N'allez pas croire que je fais ici l'éloge d'un style musical par rapport à un autre, et que si Monsieur Darmon et son franc bide me parait bien plus sympathique que Madame Morgane et ses dandinnements en tenue légère c'est uniquement par gout musical. Non, je n'ai même jamais entendu les chansons dudit Darmon, et il est possible que leur qualité ne soit pas des meilleurs. Là n'est pas le problème, si on constate que Mr Darmon a enregistré en tout quatre albums, mais n'a jamais, ou fort rarement été diffusé à la télévision, média de masse par excellence, à une heure de forte audience ; pas même sur une chaine musicale, mais que Clara Morgane elle à eu la "chance" (encore que...) d'être diffusée sur toutes les chaines musicales, qui de toutes façon passent toutes les mêmes choses, dès la sortie de non pas son premier album, mais son premier "single" ; on en vient a réaliser avec trop de concret  la décadence du contenu soi disant culturel mais en réalité marchand des émissions des grands médias d'aujourd'hui. Je vous passerai l'analyse musicale dudit single, single dont, excusez moi la tournure un brin cavalière, on pourrait sans trop s'avancer s'exclamer : "Quelle merde !".
"Oui oui", se dira a tort le lecteur moyen mais attentif, gavé aux critiques de la société moderne qui en fait en fond plus que partie intégrante, "encore une tirade anti consumériste, probablement rédigée dans une cave, sur un ordinateur clandestin, par un jeune en manque de rebellion, portant même peut être un T shirt à l'effigie du Che, relent pseudo marxiste d'un monde terminé ; ignorant par impossibilité de faire autrement le fait que le sus-cité ordinateur est d'une grande marque corréenne ou japonnaise et que la fabrication et l'acheminement de l'appareil depuis ces lointaines contrées n'a pu se faire que grâce au système libéralo-capitaliste qu'il critique." Mais non, tel n'est pas le cas.
Outre le caractère purement commercial que j'ai tenté de mettre en exergue par cette petite comparaison, je voudrais juste terminer ma tirade par une courte analyse des paroles de la petite chanteuse dont nous parlions. Le lecteur qui aura partagé mon avis quand à la "marchandiséité" de la chose s'amuseront, ou se démoraliseront tout dépend, de trouver en vrac dans cette petite performance de notre actrice X des paroles comme "Je crois en mes choix" ou "Je garde ma foi" ou même "Toucher mes rêves, je ne vis que pour ça" alternées avec des "Hin Hin I'm sexy girl, come on come on !" (Hin Hin, Je suis une fille sexy, viens viens !). Ainsi, notre Clara se pose en une  sorte de modèle pour les jeunes gens qui regardent les émissions de clips vidéos, car il s'agit bien de jeunes, c'est évident.

Quel beau modèle pour la jeunesse en vérité que cette actrice porno qui croit en ses choix et qui -hin hin- garde sa foi, quelle merveilleuse démonstration d'originalité et de prise de risque courageuse que cette bimbo pondant un misérable single marketingo-inimaginatif avec l'assurance de le voir diffuser sur toutes les chaines de télévision françaises du fait de la tenue et des pauses d'allumeuse qu'elle arbore tout au long du clip !

Publié dans [Ecouter]

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Kaa_chan 01/07/2008 18:04

c'est qu'elle aime s'exhiber la demoiselle... Le jour où elle se lancera dans la création de bleus de travail, il y aura de quoi être encore plus étonné !

Après tout, se lancer dans la chanson, c'est presque devenu un passage obligé pour les petites starlettes de la télé...

Hin hin

Je vous salue, Saint Epondyle ;)

Saint Epondyle 01/07/2008 22:54


Bien le bonsoir visiteuse nocturne. Saint Epondyle vous salue en retour.