[BG] Lothar van Haren

Publié le par Saint Epondyle

Background écrit en 2007 pour ma partie de D&D 3.5 du Havre, avortée avant l'heure
Lothar Van Haren : Background


      Lothar est un nain. C’est la première chose dont s’aperçoit quelqu’un qui le regarde. Le seul fait d’être un nain confère à Lothar une grande satisfaction ; et pour cause, si il y a bien quelque chose dont rien ni personne ne pourra le priver, c’est bien le fait d’être un nain.

      Lothar est né il y a fort longtemps à Arghsh-Grashm-Rashmh, une charmante ville naine au nom imprononçable située au sud-ouest des montagnes, elles mêmes au nord d’Asgard. Il fut élevé par sa famille, naine également pendant son enfance où il reçu une éducation de bonne qualité de la part de Fabius Mor-Enthen, un ancien militaire à la retraite (pour cause de jambe amputée).

      Son passé reste obscur jusqu'à la 14° guerre nains/orcs du 12° âge, il y a 25 ans de cela. Lothar, encore jeune et plein de vie à l’époque, rentra de son plein gré dans un bataillon d’infanterie lourde et partit en campagne contre les tribus orcs voisines qui avaient eu l’audace de piller des villages nains non loin ! Sous le commandement du général Miror Ker-ë-Estan, Lothar participa à la bataille épique du col rouge. (Nommé ainsi depuis cette époque.) La bataille fut effroyable et nombreux furent les nains qui y périrent. Profitant de son passage à l’école militaire de Arghsh-Grashm-Rashmh, Lothar réussit à briller pendant cette guerre qui était la première pour lui. En temps de guerre, les places se libèrent vite et c’est en en profitant que Lothar parvint à obtenir une place dans la garde personnelle du général. Alors que le général se rendait dans un camp auxiliaire pour y établir un état major, le convoi où il se trouvait fut attaqué par un détachement orc. Les orcs profitèrent que la caravane passait sur un pont entre deux falaises pour l’attaquer à coup de flèches et de balistes ! Le pont, fait de pierre, ne tint pas longtemps sous les coups des catapultes naines (volées par les orcs) et céda alors que la moitié seulement du convoi l’avait traversé ! Le général fut précipité dans le gouffre dont le fond n’était pas visible à cause de la tempête de neige ! N’écoutant que son courage, alors que les nains restant tentaient de contourner les crevasses pour pouvoir contre-attaquer, Lothar emprunta un chemin très raide et enneigé pour tenter de retrouver le général en contrebas. Arrivé à la moitié de sa descente, un faux pas faillis entraîner Lothar dans l’Abîme ; après moult tentatives pour se stabiliser, le nain finit sa chute sur un rocher plat et (heureusement) recouvert d’un bon mètre de neige. Il dû se débarrasser de son armure pour continuer, mais en s’en débarrassant, il quittait aussi les couches de peau d’ours qui y étaient fixées ; c’était beaucoup plus gênant… Lothar continua donc sa descente (il n’était même pas la peine de tenter remonter) alors qu’il n’entendait même plus les bruits des combats au dessus de lui.

      Juste vêtu de sa tunique en fourrure légère et de son pantalon de toile, armé de sa lance brisée à la moitié, notre nain ne pouvait espérer survivre longtemps. Comme son esprit était toujours alerte, il décida de rejoindre le point ou étaient tombés le général et son escorte. La tempête de neige était très violente et la visibilité extrêmement réduite. Grimpant de son mieux vers le point de chute du général, Lothar commençais à se dire que celui ci ne pouvait plus être en vie. Il avait raison. Quand il parvint à franchir les 200m qui le séparait de l’escorte du général, en une heure et demi, Lothar commençait à ne plus sentir son corps, gelé par le vent qui le transperçait de parts en parts et les couches de neige qui commençaient à s’accumuler sur ses épaules et ce malgré l’habitude des gens de sa race, rompus à la vie en milieu glacé.

Lothar y arriva donc et eu juste le temps de s’engouffrer entre deux chevaux morts, dont les corps dégageaient encore un peu de tiédeur. Ramenant sur lui des peaux de loups et d’ours que portaient les autres nains et se logeant entre les deux chevaux massifs ; Lothar perdit connaissance malgré toute sa concentration pour rester éveillé.

      Quand il reprit connaissance, il était toujours entre les deux corps des chevaux, devenus durs comme la pierre et recouvert d’abord de fourrures diverses, puis de 60 cm de neige épaisse.

Pris au piège !

Quand on est sous de la neige, allongé sur le dos, cette dernière nous parait beaucoup plus lourde qu’elle ne l’est en réalité.

Le nain, en piteux état il faut le dire après cette nuit agitée, réussit cependant à détacher sa ceinture, s’armant de sa boucle de ceinture, il commença à gratter la neige au dessus de lui. Puisqu’il était dessous, la neige qu’il grattait lui retombait directement sur le visage et il dus s’arrêter de respirer pour ne pas en avaler et se refroidir encore un peu. Il réussit donc, plus en se débattant avec sa boucle qu’autre chose, à s’extraire de son tombeau de glace et de neige. Grelottant de partout, trempé par la neige sous laquelle il avait dormi, Lothar était plus que vulnérable. Dehors, la neige avait recouvert complètement les restes du pont et de l’escorte naine ! Seule un chariot dépassait encore un peu et Lothar s’y inséra pour tenter de trouver des vêtements secs. Il réussit à prendre dans ce chariot : une épée courte naine, un tonnelet d’Hydromel (alcool à base de miel) et surtout, une cape en peau d’ours blanc. Le nain se débarrassa de ses vêtements au profit de cette cape car le fait de garder des habits mouillés rend encore plus vulnérable au froid. Il but la moitié du tonnelet pour se réchauffer (soit 2.5 L) et partit en emmenant son butin, nu sous sa cape.

      Plusieurs choix s’offraient à notre nain, il pouvait tenter d’escalader la paroi de glace pour rejoindre le haut et par là la ville de Grashm-ë-Ehmel mais la falaise gelée était tout sauf engageante car on n’en voyait pas même le haut et certains passage était à la verticale… Il pouvait aussi marcher en suivant le sens du gouffre jusqu'à trouver un passage qui pourrait l’emmener à un endroit connu ou enfin tenter de passer par les grottes mais sans lumière c’était du suicide pur et dur. Lothar choisit donc la deuxième solution. Il marchât longtemps, presque 3 heures en suivant le sens du ravin vers le sud mais les parois allaient se rétrécissant et finirent par se rejoindre, ne laissant à Lothar aucun passage vers le haut.

Avisant d’un renfoncement rocheux, notre nain s’y effondra en pleurant ; pourquoi Thyrm (dieu des glaces chez les nains) s’acharnait de la sorte contre lui ? Lothar qui ne sentait plus ses jambes ni le bas de son ventre (il n’avait ni botte ni pantalon) savait que si le froid arrivait à la hauteur de son cœur s’en serait finit. Il résolut de vider le reste de son tonnelet sur ses jambes pour les réchauffer. Mais l’Hydromel avait gelée. N’ayant aucune force de se relever, le nain sombra dans le désespoir ; s’en était finit.

A sa grande surprise, Lothar finit par se réveiller ; le soleil avait succédé à la tempête et un rayon inonda le nain de sa chaleur bienfaisante. Ouvrant les yeux avec difficulté à cause du gel qui avait pris sur ses yeux, Lothar choisit de rester dans ce petit renfoncement (2x3 m carrés) le temps d’être complètement réchauffé. C’est alors qu’un signe évident des dieux lui parvint : Lothar aperçut en face de lui dans la neige, une forme humanoïde prise dans les glaces et recouverte de neige ! Oubliant que les ravins exactement semblables à celui-ci était des repaires privilégiés pour les dragons de glace à plaques (une espèce fortement brutale et puissante à cause de son armure naturelle qui gèle tout ce qu’elle touche), Lothar courut jusqu'à cette pauvre créature qui avait subie un sort peu différent du sien. La créature était un elfe noir, Lothar le plaignit quand même alors que leurs deux races étaient très souvent en conflits dans cette région. Il fouilla le cadavre sans remarquer la trace de mâchoire qui avait privé le drow de la moitié de son épaule. Lothar sortit un équipement providentiel des sacoches du suppôt de la reine araignée : Un fourreau remplit de cendres (une coutume locale ?), des gants d’escalade et quelques allumes feu ! Cependant, il était inutile de tenter de les utiliser pour le moment, tout autour était congelé et quand au combustible……

      Laissant son compagnon d’infortune à son repos éternel, Lothar décida d’aller tenter sa chance au nord. Il remonta donc vers le nord, avec un moral nettement amélioré par la présence du soleil. Il repassa à côté des restes des nains toujours ensevelis sous la neige et continua à présent vers l’inconnu. Premier point positif : le ravin n’avait pas l’air de se rétrécir de ce côté. Lothar continua sa route toujours tenant son épée courte et son tonnelet.

Alors que le froid commençait de nouveau à lui perforer les pieds (nus) et les jambes (nues également et il y a beaucoup de neige), Lothar accéléra le mouvement, il se mit à courir pour se réchauffer mais dans ce décor chaotique, sa course était entravée par milles obstacles. Soudain, Lothar faillis ne pas y croire : une odeur de viande grillée lui parvenait depuis le nord de la crevasse ! Justement le chemin qu’il suivait ! Le nain abandonna son tonnelet et courut de toutes ses jambes sur le chemin d’un bon repas. (il n’avait pas mangé depuis la veille au matin et les nains aiment beaucoup manger) Soudain, il dérapa sur une couche de glace plate qui s’étendait sur environ cinquante mètre, elle-même recouverte de neige. Lothar compris alors qu’il était sûrement sur une rivière souterraine qui devait être liquide en été. Il continua sa route difficile sur la glace, et cette fois il voyait une fumée grisâtre qui s’échappait d’un petit amas de rochers. Arrivé au bas de cet amas, le nain dégaina son épée et commença à gravir le tas de rocher enneigé, le glaive entre les dents. Quand il fut arrivé au sommet de ce tas, il découvrit un petit feu de camp sur lequel grillait un morceau de viande de belle taille. Ce mini camp était placé dans un creux dans les éboulements qui l’abritait du vent. Cependant, Lothar resta sur ces gardes et ne s’en approcha pas ; la personne qui avait fait ce camp devrait revenir.

Il patienta une heure, avec l’odeur de plus en plus insistante. Il tint bon en mangeant de la neige pour se désaltérer.

Soudain, une odeur de brûlé sortit Lothar de ses rêveries et d’un regard, il compris que la pièce de viande prenait feu et allait devenir immangeable ! Son sang ne fit qu’un tour et en tant que nain il ne pouvait pas laisser brûler cette nourriture ! Surtout dans un moment pareil ! Il bondit et en deux sauts il sortit la viande du feu et commença à la dévorer. Elle était brûlante mais Lothar était très heureux d’avoir enfin à manger. Il en profita aussi pour se réchauffer enfin les pieds près de ce petit feu. Ce camps providentiel était vraiment le salut de Lothar sans lui il aurait probablement trépassé. Après son repas, Lothar découvrit le corps congelé d’un nain encore chaud ; cela devait être lui qui avait fait ce camp et il devait faire partie des nains tombés avec le général. Lothar lui pris ses bottes (Aaaah ! des bottes chaudes !) et ses fourrures. Ensuite il enterra son congénère sous un monticule de neige sur lequel il planta la lance du défunt.

      Après cette cérémonie rapide, Lothar retourna au mini camp où il finit par conclure que le malheur des uns faisait le bonheur des autres. Cette satisfaction fut de courte durée car un petit groupe de gobelins de glace, attirés en ce lieu sinistre par l’odeur de viande cuite, commençait à entourer avec discrétion le nain dont la surveillance se relâchait au fur et à mesure qu’il digérait. L’assaut fut rapide et violent, les quatre gobelins entourèrent simultanément le nain qui, prit par surprise, n’eut que le temps de saisir son épée et de commencer le combat. Il combattit avec la fougue des gens de sa race, mais ses membres engourdis par le froid et les souffrances qu’il avait subies étaient difficiles à bouger. Il réussit tout de même à trancher la gorge du premier gobelin pendant que les autres préparaient leurs arcs courts. Pendant ce temps, les nuages noirs commençaient à se rassembler et le mauvais temps allait reprendre… Lothar avait compris que les gobelins des glaces avaient peur du feu et il ne s’éloignait pas du foyer allumé par son prédécesseur. Les gobelins qui n’étaient pas si débiles que ça commencèrent à tirer leurs flèches en direction du nain. Celui-ci savait que si il restait là, il finirait par se faire blesser par les traits de ses ennemis ; aussi peu précis soient ils. Il savait aussi que si il s’approchait des gobelins, ces derniers pourraient l’attaquer à trois contre un et il perdrait l’avantage.

Lothar élabora un plan rapide alors que les traits ennemis se faisaient de plus en plus appliqués.

Le nain bondit soudain dans la direction opposée aux gobelins qui ne s’y attendaient pas et commencèrent à le poursuivre. Lothar arriva au monticule de son ancien camarade et saisi le long étendard qu’il y avait planté. Il pus rejoindre rapidement le camps, évitant avec aisance les quelques tirs des gobelins, situés un peu plus au dessus. Arrivé au camp, Lothar enflamma le drapeau et le brandi vers les gobelins. Ceux-ci, aveuglés et terrifiés, s’enfuirent dans les grottes. Le dernier gobelin glissa sur une plaque de gel et Lothar eu le temps de lui envoyer l’étendard en feu dans le dos. Il fut transpercé. Sans demander leur reste, les deux gobelins restant s’enfuirent dans les cavernes.

Pour être sûr qu’ils ne reviendraient pas avec du renfort, Lothar alluma un autre feu devant l’entrée de la grotte. Voyant que la neige recommença à tomber, Lothar raviva son feu et se blottit dans sa cape en ours pour attendre le lendemain matin. Avec le feu à côté il ne risquerait pas d’être recouvert. Lothar s’endormit rapidement à la chaleur du feu.

Au bout d’une petite demi-heure, le vent et la neige vinrent à bout du feu et Lothar commença à être enseveli ! Il se réveilla vite à cause des énormes bourrasques de vent, contre lesquelles il n’arrivait pas à se tenir debout ! Il fut contraint de se diriger vers la grotte par laquelle avaient fuis les gobelins. Lothar s’abrita dans la grotte mais ne s’y aventura pas profondément. Luttant tous les instants contre la neige qui entrait dans la caverne, Lothar ne voulait surtout pas se retrouver coincé dans la grotte ! Il repoussait la neige en grosse quantité mais à chaque fois qu’il s’en débarrassait, deux fois plus de neige arrivait ! Il lutta, repoussant la neige avec ardeur, utilisant ses allumes feu pour en faire fondre le plus possible jusqu'à matin… Toute la nuit, il avait lutté dans cet étroit passage pour ne pas se retrouver prisonnier des entrailles de la terre. Cependant, le jour n’apporta pas d’accalmie pour autant et notre pauvre nain fut finalement obligé de faire un choix : dedans ou dehors ? juste avant que la neige ne bloque totalement le passage. Sans hésiter, et peut-être eût il dus ; le nain se jeta vers l’extérieur de la caverne. Toujours en proie à une tempête extrêmement violente, le nain tenta de grimper vers les hauteurs pour pouvoir enfin être au calme. Fourbu, il se laissa rouler jusqu’au fond du gouffre et se releva pour essayer d’atteindre un aplat, quelques dix mètres plus haut. Escaladant les parois gelées de la montagne, Lothar parvint à se hisser au bout de près de quatre heures de lutte, jusqu'à l’aplat. Là, il sombra dans un repos bien mérité.

A son réveil, la tempête avait cessé et il pus de nouveau avoir une vue d’ensemble du gouffre depuis son emplacement surélevé. Il constata que les parois rocheuses étaient complètement gelées et qu’aucune escalade n’était possible, surtout dans son état de fatigue intense. Il était donc pris au piège et, a moins qu’une équipe de secours ne soit envoyée, il allait mourir ici. Lothar savait aussi qu’aucune équipe ne serai envoyée, il avait dû être déclaré « victime de guerre » ou « mort au combat » et personne ne chercherais à le retrouver alors que la guerre n’était pas finie !

La seule solution qui restait à Lothar lui apparaissait terriblement claire : il fallait qu’il attende la fonte des glaces au printemps pour pouvoir escalader. Soit 3 mois d’attente dans ce gouffre d’un kilomètre de long, battu par les vents et sans aucune nourriture !

Passons les détails, disons simplement que Lothar Van-Haren, soldat de la deuxième division d’infanterie lourde aux ordres du général Miror Ker-ë-Estan, survécu dans les grottes pendant 3 mois et demi, se nourrissant des poissons de rivières et des rares animaux égarés qu’il trouvait, combattant chaque jour les gobelins, les orcs des profondeurs, et des drows. Chassé jour après jour par ses ennemis, Lothar finit par acquérir une connaissance hors du commun des pierres et des cavernes, ainsi qu’une faculté surnaturelle étrange à se servir des pierres et des pouvoirs de la terre pour manifester d’étranges pouvoirs…

Pour ne pas oublier le langage qu’il avait parlé pendant tout son passé, Lothar écrivit de longs poèmes sur les murs de la caverne où il habitait, ces poèmes racontais son histoire et celles de héros sortis de son imagination. En tous, il rédigea plus de cent cinquante versions de son histoire hors du commun. Malgré cela, Lothar oublia les bases de Terreux et de Celeste que lui avais appris son maître. Ces poèmes, écrits avec de la cendre sur les murs de sa caverne, retracent son histoire, quelques détails ont été modifiés puisque le seul but du nain qui les avait écrit était de ne pas oublier les mots. Il ne s’est donc pas gêné pour modifier pas mal de choses. Cependant, à force d’écrire toujours la même histoire, Lothar finit par ne plus savoir exactement quels détails étaient vrais, et lesquels ne l’étaient pas…

      Au printemps, Lothar se décida enfin ; il allait remonter à la surface en escaladant la paroi maintenant qu’elle n’était plus gelée. Il laissa derrière lui tout ce qui n’était pas indispensable, laissant ces poèmes sans même y penser, il revêtit la tenue qu’il avait prise au nain à son arrivée, les gants d’escalade du drow, les cordes qu’il avait volé pendant ses combats contres les gobelins et les drows, son épée, rouillée et émoussée et enfin, un sac de vivres qu’il avait commencé à économiser à l’approche du printemps. N’écoutant que sa volonté de revoir ses congénères nains, il s’attacha les cheveux et la barbe (qui n’avait pas été coupés depuis bien longtemps) et sortit dans le gouffre. Au fur et à mesure de l’approche du printemps, la rivière au fond du gouffre était redevenue liquide et elle bouillonnait sous le soleil du printemps. Quelques fleurs commençaient à pousser sur l’herbe de nouveau verte et les oiseaux chantaient dans les petits arbres qui poussaient. Notre brave nain, armé de son grappin l’utilisa pour rejoindre une hauteur convenable et de là, se hisser jusque vers des hauteurs plus conséquentes.

Cependant, le printemps est la saison rêvée pour sortir ; pour tout le monde… Aussi, un dragon blanc des environ, venu pondre dans le coin (le printemps est la saison de la ponte chez tous les animaux) trouva ce nain grimpant à son goût et résolu d’en faire son dîner.

La bête était énorme, un peu trop d’ailleurs, quand elle s’envola depuis le fond du gouffre pour arriver à la hauteur du grimpeur, celui-ci bondit vers un renfoncement rocheux pour s’y cacher. Le dragon utilisa son souffle corrosif pour déloger le nain ; celui-ci, d’un revers de main et prenant la bête par surprise, réussit d’un coup de taille sur la gueule de la bête à briser son glaive et se retrouver sans arme face à elle. Lothar résolut donc de plonger dans le vide et de rattraper sa corde en vol ! Il y réussit convenablement mais déjà, le dragon blanc tenta de lui rompre les os de ses crocs acérés ! Lothar, dont la position n’était pas enviable, se laissa tomber à terre, et couru du plus vite qu’il pouvait vers un endroit sûr.

Tout est relatif et d’un battement d’aile, le dragon était sur lui, le faisant chuter dans le torrent d’un coup de queue. (Sale bête !) Luttant contre un courant déchaîné, Lothar réussit à se rattacher sur le bord à un rocher ; il remonta sur la rive.

Le dragon, sûr de son succès, était déjà parti ! Cependant, Lothar se plut à raconter par la suite qu’il l’avait terrassé. Recommençant son ascension, le jeune nain réussit après deux jour d’escalade à arriver en haut, non loin d’un poste de garde nain.

Liberté enfin !

Recueillis par les siens, Lothar leur narra son aventure en suivant les poèmes qu’il avait écrit (il les connaissait par cœur à force de les écrire) Il raconta tout autour d’un bon et copieux repas ; l’escorte du général, les gobelins, le dragon et l’autre nain mort de froid.

Finalement, les nains conclurent que Lothar était protégé par les dieux et que son aventure était palpitante. Sur les encouragements d’autres nains, Lothar décida de se faire Scalde et de voyager de régions en régions en colportant les nouvelles de villes en villes pour informer les populations. (Les autres l’encourageaient car ils lui disaient qu’il avait un réel talent de conteur. Représentation (déclamation) compétence de classe ?)

Depuis cette époque, Lothar Van-Haren va de village en village pour raconter les histoires des héros nains d’antan et au passage pour vendre quelques articles d’artisanat nain. Il a énormément voyagé mais reste toujours profondément attaché à ses montagnes natales ; il est allé en Herbion, à Sirven, mais jamais vers le sud, vers Asgard. Il a récemment décidé de s’y rendre pour compléter ses connaissances de la géographie (compétence de classe ?). Il vit de la charité des gens qu’il rencontre ; et au passage cherche à s’intégrer dans des groupes d’aventuriers pour pouvoir conter leurs exploits. Par exemple, il a déjà voyagé en compagnie de Célius Orochiron, un preux chevalier et de ses amis. Il l’a aidé à combattre les « Crocs de Mistellius » : une secte de fanatiques qui vénéraient un dragon rouge ! Il a cependant dû quitter Célius alors que celui-ci retournait dans son pays (les baronnies). Avant de partir, Célius Orochiron pria Lothar de venir avec lui car il appréciait beaucoup sa compagnie. Lothar refusa car il restait attaché à sa terre natale et ne voudrait pas la quitter définitivement.

A présent, Lothar fait route vers Skääl, sur la côte, pour y apporter les nouvelles de la guerre. Il regrette de ne pas pouvoir aider directement les nains qui donnent leurs vies avec bravoure dans les montagnes mais il considère qu’il est de son devoir d’informer les populations locales et de les exhorter à s’allier aux nains.

      Puissent les dieux favoriser les nains dans la défense de leur pays.

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