Arène

Publié le par Saint Epondyle

   Le dialogue qui suit est la retranscription fidèle -bien que corrigée- de l'affrontement épique entre Saint Epondyle (qu'Octe auréoles couronnent) et Helbreche, maître du Temps. Si d'aventure survivaient quelques fautes d'orthographe -notamment dans la prose du maître de Chronos, je prie l'aimable lectorat de les prendre pour ce qu'elles sont, à savoir de rares survivantes issues du flot innimaginable de leurs semblables, présentes dans le dialogue de base.

Ce dialogue figure à l'origine au Chapitre VIII , paragraphe 3, verset 8 297 des élégies de Saint Epondyle. La retranscription du dialogue est attribuée à Esibael le borgne, probablement au 8° siècle après Saint Epondyle.

Traduit du copte par Saint Epondyle et Alexander.


L'Archange de Justice fait son entrée dans l'arène, Alexander, prétendu maître du temps, sera son ennemi.



En ce Jour Helbreche, Immortel du Passé, Seigneur du Présent et Architecte du Futur, Protecteur et Gardien du Saint Sablier et de par sa fonction Seigneur et Maitre du Temps, relève le défi lancé par Epondyle le pseudo Archange de Justice ....
Ainsi malgré sa patience proverbialle Helbreche doit à nouveau faire montre de puissance face aux Mortels. Il n'a pas voulu ce combat étant, comme le temps, impartial et juste. Mais il le doit ....



L'Archange qui d'Octe auréoles se couronne, sa longue cape blanche flottant derrière lui, portant comme à l'habitude son armure de lumière, impressionante mais moins que celui qui la porte, et dont les deux grandes ailes d'argent couvraient d'une aura bienveillante les quatre vingt dix toises alentours s'avança soudain vers son adversaire, tendant vers lui son Marteau ; il prit la parole dans cette herculéenne position :

Alexander, Immortel du passé, Seigneur du présent et architecte du futur, prétendu maître du temps ; Alexander de Varsovie ; Alexander,
Vous n'avez pas voulu cet affontement je le sais, aussi peut il encore n'avoir pas lieu ; rendez vous maintenant à ma puissance mythologique mais magnanime et je vous épargnerais, peut être.
Alexander, Pensez vous être en mesure de me combattre censéement ou avez vous decidé de livrer cet ultime combat pour finir comme vous avez commencé : à ma sainte botte ? Si le premier cas est vraiment celui qui vous à réellement amené face à moi aujourd'hui, je réitterre ma supplique : Abandonnez, je ne ne souhaite pas votre mort à vous, qui futes mon sous-fifre si longtemps ! Si cependant le second est le vraiment celui qui vous amène devant moi, alors je conscent à faire abstraction de ma douleur et à vous porter le coup de grâce que vous désirez pour remercier votre dévotion.

Alexander, Immortel du passé, Seigneur du présent, Architecte du futur ; Alexander de Varsovie, puisse votre réponse être prompte ; je brûle de la connaitre.


L'Epondyle Sanctifié, Octarchange de Justice et Cardinal de Lumière baissa d'un geste magistral le Marteau de Justice, la foule dans l'arène, venue acclamer son archange, maître et dieu, tourna d'une seule pensée la tête vers le prétendu Duc dont la réponse déciderait du destin du Monde...



Suite a la prise de Parole de L'Archange octe fois auréolé, Helbreche Seigneur et maitre du Temps s'avance lui aussi dans le centre de l'arène. Le Gardien du Saint Sablier était a son accoutumé habillé simplement sans fioriture ni autre ornement que le Saint Sablier sur sa puissante épée bénie par tous les Saints de toutes les époques et sur son armure. Son armure faite d'un alliage d'argent poli et des moultes métaux de toutes époques aux propriétés extraordinaires eblouissait la Foule aisni que l'Archange. A travers ce halo de lumière on distinguait péniblement le visage et la silhouette du maitre de Chronos. Celui-ci était grand et mince, son visage reflétait le tragique de la situation et affichait un air majestueux et de profonds respect pour son adversaire et pour l'Assemblée divine rassemblée ici par la folie d'un seul... Aprés un lourd silence et quand les yeux s'abituèrent a l'éclat de son armure il prit la parole...


Saint Epondyle ! Archange de Justice Octe fois auréolé ! Cardinal de Lumière!
Epondyle...

Vous me prédisez de finir ma vie comme elle a commencé, à votre botte. Or détrompez vous mon ami ma vie n'a ni début ni fin je suis Immortel et constant de plus votre botte n'a pas la longévité nécéssaire pour que je m'abaise a elle... Dois-je vous rappeler que je fus pour vous et les autres divinités durant votre apprentisage de l'immortalité tel un Guide ou un parent ? Allons ne soyez pas orgueilleux vous futes quelqu'un de trés sérieux dans le temps et je ne peux croire ce que je vois de vous... Rappelez vous je vous en conjure que celui qui a vécut par l'épèe périra par elle... Ainsi alors que vous jouyez a vous tailler une place dans le Panthéon divin je pourfandais déja des cuistres en voulant au Saint Sablier. Ainsi les Forces élèmentaires mon mise ici depuis la nuit des temps pour étre le gardien du Sablier Sacré et par la même sur la ligne du Temps de ce fait il est naturel que vous ne puissez pas m'atteindre d'une Quelconque manière que se soit. Je vous en prie, revenez a la raison, excusez vous devant cette divine assemblée de votre Arrogance face a l'impertubable Temps. De ce fait je ne serez pas obligé de vous occire. J'ai lu les Trames du Temps vous ne devez pas mourrir aujourd'hui de ma main vous avez encore de grandes choses a accomplir. Allons, vous ne voulez par tout comme moi ce combat résignez vous et repartez a vos affaires terrestres je vous demande seulement le respect qui est du a ma personne.

Saint Epondyle! Cardinal de Lumière! Archange octe fois auréolé! Mettez genoux en terre demandez pardon au Temps et repartons chacun vers nos affaires.
Ainsi Noble Assemblée je m'excuse de la longueur de mon discours et laisse la place a la réponse D'Epondyle! Epondyle....

Terminant sur le Nom de son Hypothétique adversaire Helbreche termina son discours plein de sagesse et plongea ainsi l'Arène dans un profond silence. Après quelque seconde la foule l'acclama et regarda l'Archange pour connaitre sa réponse a l'exortation du Gardien du Saint Sablier....



Neuf siècles passèrent, laissant durer le silence du Saint Archange qui, yeux clots, reflechissait...



Aprés un silence qui sembla duré une éternité pour la foule (mais qui n'avait aucune importance pour le Grand Horloger) du a la non reponse et l'inaction d'Epondyle, le Gardien et Protecteur du Saint Sablier prit la parole de sa voix d'outre tombe et pourtant mélodieuse...


Epondyle Archange de Justice, Cardinal de Lumière octes fois auréolé !
Epondyle...


Pourquoi ce silence Epondyle ? J'éspère qu'il n'est du qu'a votre hésitation quant au fait de porter atteinte a l'intégrité de ma personne ? Oserais-je croire que ma tirade vous a convaincu de cesser cette mascarade et de mettre genou en terre et de demander ma Sainte Absolution? En ce jour vous nous avez réunis pour mettre un terme, de manière sanglante je le crains, à notre querelle, vous avez fait venir moultes divinités en ces lieux et maintenant vous gardez le silence ?! Que vous arrive t-il Epondyle ? Se pourrait il que, rongé par le remord de votre criminelle action vous soyez incapable de choisir entre mourrir par ma lame ou demander pardon au devant de cette Assemblée ? Je ne saurait dire...
Cependant, connaissant pour voir assisté a sa naissance et a sa croissance votre Orgueil demesuré, je crains de me fourvoyer. Aussi si le Temps que vous utilisez ici et maintenant, a mauvais escient permettez moi de vous le dire, n'est qu'un subterfuge pour me destabiliser sachez que je n'ai cure du temps qui passe étant le seuil a étre exempt de son emprise... Toutefois si je me trompe ici encore vous ne faites attendre que dans le but de préparer un formidable assaut contre ma personne. Ainsi si cela est vraie je vous en conjure une nouvelle fois mettez genou en terre! et retournez d'ou vous venez.. Résolvez vous a votre impuissance face a L'Architecte du Futur ployez le genou et faites amende honorable....

Aussi Epondyle Archange de Justice que octe auréoles couronne! Cardinal de Lumière! Ne faites plus attendre cette Assemblée, decidez vous je prie pour que vous ayez prit la bonne décision....
Epondyle...


Terminant sur le nom de son Adversaire, prononcé dans un souffle, Helbreche, le maitre de Chronos que le Saint Sablier orne, fit Apparaitre sa Légendaire faux, aussi symbolique de sa fonction que le Sablier Sacré annonciatrice aux mortels des ravages du Temps et aux Divinités une mort certaine. Prenant celle ci et rangeant son épèe il traça sous lui un Sablier et s'assit pour méditer en attendant la réponse de L'Archange sur le lei ou le sable tombe. Ce faisant un léger nuage de Sable restait en suspention autour de lui...



Relevant la tête d'un geste ou la majesté cotoyait la puissance, l'Octarchange de l'Epondyle, cardinal de Lumière et Archange de Justice laissa pour la première fois apparaitre ses huit auréoles de lumière qui -prenant l'apsect d'un vitrail d'or et de milles couleurs- subjuguèrent l'assemblée au complet, des empereurs aux gueux pas un n'y resta insensible. Ses yeux, devenus d'un or uni, brillaient dans le soleil de la journée telles les deux lunes d'Ingzimar. Paraissant soudain -si cela était possible- plus imposant, plus beau et plus sage que l'instant d'avant, l'Octarchange rit.

Ah Ah Ah
Hellbreche, misérable avorton ! Pitoyable larve !
Hellbreche, Hellbreche !
Ah Ah Ah
Mettre le genou en terre face à vous, mais misérable créature auriez vous mésappris ma toute puissance ?
Mon silence subit avait ses raisons je puis le vous assurer ; mais comme je n'ai rien à cacher je puis vous en faire prendre connaissance. Hellbreche, vous n'êtes pas sans ignorer qu'un grand savoir me sera bien tot demandé et que la restitution de celui ci est pour nos deux personnes dont l'une divine une question de première importance. Pensez vous qu'il m'était plus urgent de répondre à vos sarcasmes mal orthographiés que d'engranger lesdits savoirs ? Mais, avorton, vous prendriez vous pour le centre de mes divines pensées ? Me croyiez vous le moins du monde préoccupé par le combat qui nous opposera avant la fin ?

Hellbreche ! Vous croyiez vous superieur à l'Epondyle Octe fois oint ?


Cette dernière question resta suspendue dans l'air soudain plus lourd ; alors que la foule retennait un souffle nouveau, redoublé de ferveur vis à vis de son dieu légitime, l'Epondyle sanctifié releva son lourd Marteau vers le fat qui l'avait provoqué et sur lequel la foule jetterait bientot insultes et ordures.


Helbreche, usurpateur, crispait à présent ses longs doigts squelettiques sur sa petite faux ; il commençait déja à l'entendre : Le bruit, du Vent.



Alors qu'il avait attendu la reponse de L'Epondyle avec impatience le Grand Horloger regretta de l'avoir entendue... Aprés un court moment ou il laissa peser une terrible pression sur l'Assemblée il ouvrit des yeux luisants d'une couleur argent de puissance et de sagacité. Enfin aprés un temps qui sembla une éternité aux spectateur de l'Arène il se releva sans empressement avec des gestes lents ou l'on devinait une puissance contenue. Quand il eut enfin fini une infinie tristesse se lisait sur son visage ainsi qu'une subtile intelligence sous laquelle couvait une rage froide. A son regard froid et dur, on devinait qu'il ne reculerai pas. Il prit sa magnifique et puissante faux d'un mouvement dénué d'hésitation et plein de majesté, la tendit vers L'Archange et parla enfin d'une voix a la force renouvelée...


Epondyle ! Stupide et orgueilleuse créature !
Vous ne méritez pas une seule des auréoles qui ornent votre Chef !
Epondyle....

Votre prétendu toute puissance n'est qu'un pitoyable mirage, ce n'est point par le fait que vous effrayez et tuez des mortels a tours de bras, pour d'obscurs motifs d'ailleurs, qu'il vous faut croire de taille a affronter le tout premier des dieux. Je ne suis pas d'humeur a vos enfantillages vous n'étes rien, comparé a vos prédecésseurs dans cette arène! Nombreux ont été ceux tous comme vous qui ont crut pouvoir me ravir mon statut et ma charge. Tous vos prédécésseurs ont fini invariablement de la meme facon leurs os blanchis ont fini par s'amalgamer au sable de cette meme arène. Si vous voulez les rejoindre, a votre guise misérable cuistre bouffi d'orgueil. Cependant je serais indulgent dans mon inifinie sagesse et bonté je concoit que dans votre jeunesse vous ne vous aperceviez pas de l'erreur que vous faites je n'exigerais de vous qu'une totale servitude durant le prochain siècle je me sens d'humeur généreuse. Vous futes pourtant, je le sais, un bon élève du temps de votre apprentissage, vous connaissez mon omniscience mais je vais tout de meme vous la rappeler puisque votre mèmoire semble etre defectueuse...


A ces mots un pauvre gueux attiré pas la perspective de voir la chute d'un dieux s'éleva dans les airs. L'Immortel du Passé lui fit avouer le honteux motif de sa venue (c'était le cas de toute personne ici du dieu au gueu mais personne ne le montrait aussi fort que lui) aprés quoi le gueu commenca a vieillir, vieillir jusqu'a mourrir et n'étre rien de plus qu'un tas de poussière blanche. Aprés cette bréve demonstration dont tout le monde savait qu'elle n'était qu'un échauffement Helbreche reprit la parole...

Tel ce misérable gueu qui escomptait voir la chute de l'un de nous, vous mourrez en ayant crut assister a ma propre chute. Bien sur que je me crois supérieur a vous je ne me targue pas d'avoir d'allié ou d'ennemi je suis l' implacable réalité du temps je suis ce que je suis par moi meme et par rien d'autre! Vous, vous n'étes que cette pitoyable immitation de divinité que parceque la vile populace vous tiens pour tel une fois que celle ci vous aura abondonné vous serez toujours ce que vous étes aujourd'hui, a savoir rien, mais avec le respect de la basse extrace en moins. Voulez vous vraiment risquer ce maigre lot et redevenir la pitoyable créature que vous étiez d'avant votre ascension, que vous étes encore aujourd'hui en partie, dans le cas fort peu propable que vous surviviez a notre affrontement ? J'ai jusqu'ici souhaité que nous en sortions tout deux en vie mais il est malheuresement clair que votre orgueil et votre bétise vous poussera a l'irréparable faites donc ce que vous croyez devoir faire ensuite vous courrerez, implorerez pardon et enfin mourirez de ma faux.



Epondyle! Archange qu'octes Auréoles orenent a tors, Apostat de Justice!
Votre sort et entre vos mains decidez en et qu'Ainsi soit il!
Epondyle...


Terminant sa diatribe sur le non soufflé de son adversaire L'Architecte du Futur éleva sa faux frappa au sol et soudain des trainés de poudre blanche se réunirent pour former des squelettes, un grand nombre de squelettes. Ceux ci se regroupèrent et formèrent de leur os un tas impressionant de dépouilles entre les deux adversaires. La foule resta silencieuse et bouche bée, tant dieux que gueux, devant la dureté du ton du Gardien du Saint Sablier et devant le Prodige dont ils étaient témoins. Il ne faisait aucun doute que ce tas d'os était les dépouilles des défuns adversaires d'Helbreche et la foule s'interrogeait, en se tournant vers Epondyle, si il savait qu'il allait bientot rejoindre cet amoncellement de macabres dépouilles...
Sentant le regard inquisiteur de la Foule peser lourd sur sa nuque, Epondyle le Fol ressera ses faibles mains sur le jouet qui lui tenait lieu d'arme. Soudain une cloche retentit et c'est avec apréhension qu'il se demanda pour qui sonnait le glas...

A chaque coup de cloche l'Assemblée tremblait et la tension montait dangereusement dans l'Arène. Enfin au Treizième coup de cloche elle se tut pour laisser place a un pesant silence. Chacun attendait avec impatience mélée de craintre la réponse de L'Archange qui ne pourrait étre que pleine de verve et de Haine envers le Maitre de Chronos. Contre tout attente l'Archange ne répondit rien, abaissa son marteau et ne fit plus aucun geste attendant la réaction du Grand Horloger.

Epondyle Archange de justice Qu'octe Auréoles couronnent Cardinal de Justice!
Epondyle...

Que voila une sage decision ! Vous renoncez au combat ! J'apprécie fortemement cette preuve de sagesse ! Je sais pertinement que vous ne vous agenouillerez pas devant moi ni que vous ne demanderez mon divin pardon. Mais eut égard pour votre statut ainsi qu'a votre sage decision je concoit de ne pas vous y contraindre ni de vous le redemander pour éviter que vous ne reveniez sur votre geste actuel. Ainsi que cette assemblé soit témoin de la fin de notre discorde et si il est évident que jamais la confiance ne régnera entre nous qu'au moins ne soyons plus ennemis. Qu'a partir de ce jour qu'il soit dit et connut a travers le monde et de part toute les époques qu'Epondyle et Helbreche ne sont plus ennemis que plus jamais la Terre n'aura a souffrir le deferlement rageur de leur pouvoir !

Epondyle! Archange de Lumière qu'octe Auréoles couronnement Cardinal de Justice!
Epondyle...

Vous avez prit là la meilleure decision de votre immortelle existence non seulement vous vous épargnez de nombreuses et Terribles souffrances ainsi qu'une cruelle Humiliation mais vous épargnez a la Terre notre mère nourricière de nombreuses Blessures. Sur ces mots je déclare que cette arène et ce rassemblement n'ont plus lieu d'étre ! Oyez Oyez regagnez vos huits : le sang ne coulera point aujourd'hui!
Sage decision Epondyle...


Terminant son discours L'Architecte du futur se retourna et se dirigea d'un pas lent vers la sortie de l'arène, son visage affichait un contentement non contenu, que ses yeux d'argent le montrant clairement tandis que se dessinait un rare sourire sur sa bouche.
Tandis que le Gardien du Saint Sablier s'en retournait en son palais le visage de L'Epondyle n'affichait aucune expression personne n'eut put dire si il était heureux ou non de ce dénouement quoi qu'il en soit il déplia d'un air majestueux ses ailes et s'appréta a s'envoler tandis que l'Assemblée sous le Choc commencais a se vider...



Les ailes de l'Epondyle, offertes au ciel telles une pluie d'or et d'argent donnèrent à l'Archange que la Gloire auréole une majestée et une grandeur nouvelle.
S'élevant au dessus des masses, le Marteau en main et les yeux uniforméments dorés ; l'Epondyle sanctifié, gardien de la Justice sur terre et Cardinal de Lumière s'adressa une nouvelle fois à son interlocuteur effronté :

Hellbreche, je n'aurais pas cru que vous fussiez capable de vous adonner à une telle manoeuvre ; profitant de mon voyage par la pensée en d'autres sphères vous vous administrez une victoire par forfait ! Non content de n'avoir pas tiré le glaive face à moi, vous osez minimiser votre affront en me déclarant vainqueur à votre côté, comme votre égal.
Mais Hellbreche, je suis autant votre égal que vous êtes le mien.
Hellbreche, libre à vous d'abandonner l'affrontement, libre à vous de renoncer à combattre, mais déclarez forfait vous même en ce cas.

Hellbreche, vos paroles, bien que sorties de votre bouche comme l'eut fait un serpent trop volumineux pour y être contenu, sont sages. Il est inutile de ruiner cette terre ou une autre de nos affontements ; il est inutile de détruire ce que mon peuple à tant mis de temps et d'effort à bâtir. Ne ruinons pas ce monde, ni celui du mental par notre querelle. Helbreche, j'accepte votre proposition de paix à titre temporaire mais je ne puis promettre de vous considerer à l'avenir comme n'importe qui d'autre.



Ceignant le Marteau de Justice à son côté, l'Archange, d'un battement de ses ailes divines ou se reflettaient la Justice des hommes, s'eleva encore plus haut dans les nues argentées par la lueur de l'aube.
Hellbreche s'en retourna lentement, sa démarche noble toutefois laissait apparaitre son âge antédiluvien, son long manteau flottant derrière lui.

...

Plus jamais le sable de l'Arène ne devait se revoir foulé par d'aussi nobles et d'aussi purs incarnations ; le lendemain les humains qui vivaient près de l'Arène découvrirent avec la stupéfaction propre à leur espece qu'une Cathédrale d'or avait été levée dans la nuit sur les ruines de l'Arène.
Lieu saint d'entre les lieux saints, l'emplacement de la basilique est connu aujourd'hui des seuls dieux qui y vinrent jamais, plus un mortel ne sait ni ou cet épisode s'est tenu, ni s'il s'est rellement tenu. Car si beaucoup de ce qui existait jadis est perdu, c'est parce qu'aucun de ceux qui vivent aujourd'hui ne s'en souviennent.

On raconte que de ce jour l'Octarchange de Lumière et le Maître de Chronos n'ont plus jamais tiré le glaive qu'ensemble ; mais on raconte tant de choses...



Vous fermez le saint ouvrage avec hésitation, les yeux perdus dans le vide pensif, votre chandelle est eteinte depuis longtemps et seule la lumière tamisée du crépuscule mourrant qui filtre au travers du carreau au dessus de vous éclaire faiblement votre lecture. Les piles d'ouvrages anciens rongés par l'humidités et la poussière sont posées sur la table devant vous. Aucun de ces ouvrages ancestraux ne vous a revelé l'emplacement de la Cathédrale ; vous vous demandez finalement si les choses n'en sont pas mieux ainsi...


Traduit du copte par Saint Epondyle et Alexander.

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