Le blues de l'Institut 3 : Voilà, c'est fini.

Publié le par Saint Epondyle


Hier se terminait un travail commencé en Octobre et dont le sujet était de concevoir à partir de rien la stratégie de communication de l’Union Maritime Et Portuaire du Havre. Il s’agit d’une fédération patronale des entreprises portuaires, mais peu importe.

L’agence Ki PIQUE, dont je faisais partie, a été choisie par le client et les professeurs comme la première agence au niveau du diagnostic et de la stratégie. Le prix de la création a été remporté par l’agence KiPIAC. Nous recevrons un prix lors de nos soutenances en Juin, et notre note s’en ressentira. Il s’agissait d’un des oraux les plus importants des deux ans d’IUT. Ca fait evidemment très plaisir de finir comme ça, au  niveau du travail j'entends.

Mais tout ceci n’a pas d’importance à côté de l’autre événement marquant de cette journée d’hier. En effet, hier fut le jour de la redoutée séparation. Il y eut des rires, des pleurs, des mains serrées et des embrassades, puis chacun a pris son chemin. Même si c’est une scène qui advient chaque année aux quatre coins du monde, il n’est pas si facile de la vivre, en vrai.

Je n’ai pas pleuré, evidemment, ni sur place, ni chez moi, ni ce matin. Pourtant je suspecte certaines de l’avoir fait à ces trois occasions. Je ne suis pas du genre à fondre en larmes, mais plutôt à garder longtemps une mélancolie profonde, qui se changera en nostalgie avec le temps.
Le bilan de ces deux ans viendra bien assez tôt, positif en tous points à mon avis, et pour le moment je ne souhaite rien dire de construit, de réfléchi, de spirituel ou de drôle. Pour le moment, je voudrais simplement remercier ceux que j’ai rencontrés au Havre et qui venaient parfois de loin, parfois pas : Kevin, Elodie, Caroline, Loraine, Mélody, Maïlys, Jennifer, Sarah et Lélia, et leur dire que j’espère les revoir un jour et que je me permets aujourd’hui de les appeler « amis ». Certains savent à quel point je ne donne pas facilement cette appellation.
On nous vantera la technologie moderne pour garder contact, les blogs, Facebook, MSN, les mails… Mais je sais que seule une réelle volonté durable, nous permettra de garder contact.

Hier soir a été également le moment d’un étrange fait, et pourtant véridique. En redescendant du quatrième étage ou j’étais allé chercher mes affaires, j’ai croisé dans l’escalier un étudiant de l’option « Gestion du Document » dont j’ignore le nom. Quelques mots échangés, quelques serrements de mains, et je reprenais ma descente des étages.
Arrivé en bas du bâtiment, j’en sortais pour retrouver mes camarades au dehors. L’étudiant dont je ne connais pas le nom et à qui j’ai parlé hier, fut également le premier à qui j’ai adressé la parole, le 9 septembre 2007 dans le grand amphi, alors que je ne connaissais absolument personne.
Comme les coïncidences sont parfois étranges, la boucle est bouclée, cette fois. Pouvons nous raisnonnablement en douter ?

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Kaa-chan 10/04/2009 09:18

Comme tu le suspectes si bien, j'ai pleuré à ces trois occasions. Mais je pense que tu savais bien de qui tu parlais de toute façon. Après tout, c'est bien toi qui m'a pris en flag en train de pleurer dans ma voiture, de la fenêtre du quatrième étage.J'essaye de ne pas trop repenser à tout ça depuis vendredi dernier, mais cela fait déjà une semaine que l'IUT, c'est fini pour nous, et j'ai l'impression que c'est une éternité. Et c'est les larmes aux yeux devant ton article (faut que je me calme d'ailleurs, j'suis face à l'entrée de Resonance, tout le monde qui passe me voit, et j'ai l'air bête), que je me dis que cette "réelle volonté durable" dont tu parles est pas prête à s'atténuer chez moi, pour le moment.Je suis très flattée, je dirais même touchée, de lire que je suis devenue pour toi une amie, et je ne peux que te retourner le compliment. La liste des gens qui resteront pour moi les plus proches sont indéniablement les même que toi, on se demande bien pourquoi... ^^Bref, faut que je me resaisisse, le travail m'attend.Bon courage avec tes zèbres et tes léopards.

Alexander 05/04/2009 19:51

On ne peut plus en douter je le crains.C'est assez étrange  ce que tu racontes la, cela m'a  fait exactement la meme chose pour Saint Saens. La première personne que j'ai vu et su qu'elle était a Saint Saens (une première ES que je ne devais pour ainsi dire jamais recroiser mais peu importe) que j'ai rencontrer le jour ou je suis allé chercher mes livres, je l'ai croisé le jour de la fin du Bac aux Flos....Ais-je déja dit que Saint Saens me manque?Courage.... mais Anton nous sommes si vieux....