[Jeu] Donjons & Dragons 3.5

Publié le par Saint Epondyle


Nom : Donjons  & Dragons 3.5
Appelation : D&D, D&D 3.5, Donj
Auteurs : Monte Cook, Jonathan Tweet, Skip Williams
Editeur : Wizard of The Coast en version originale et Asmodée éditions en français
Date de naissance : 1974
Nationalité : Américaine
Concept : Aventures héroïco-fantaisistes épiques en milieux moyenâgeux-fantastiques
Système de jeu : d20 system

Donj est le premier Jeu de Rôle à avoir été édité aux Etats-Unis en 1974, suivi avec le temps par de nombreux autres, professionnels et amateurs. Il s’agit aujourd’hui du jeu le plus connu, le vendu et donc le plus joué au Monde. Il s’agit d’un des rares jeux multinationaux. Par là même, c’est probablement le jeu le plus critiqué dans les communautés rôlistes. Toutefois, même s’il est de bon ton de cracher sur Donj, sur son système de jeu bourrin et sur son aspect marchand excessif, il serait malhonnête de ne garder que cette image d’un jeu qui, malgré tout, reste formidable.

C’est tout naturellement que j’ai lancé ma table (Rouen, an de grâce 2003) avec Donj, en édition 3.5, toute nouvelle à l’époque. Le concept et le système du jeu en font une initiation idéale pour les débutants, qui permet une immersion facile. C’est sur Donj que nous avons commencé, il y a fort longtemps, à jouer des personnages assez embryonnaires  au niveau de la personnalité et des motivations, mais pas sans plaisir.
Donj est l’archétype du jeu (maintes fois copié et parodié) où des personnages médiévaux hauts en couleurs affrontent des ennemis lors de batailles bariolées et épiques. Le jeu consiste à incarner un groupe de héros, confrontés à des aventures et des quêtes au cours desquelles ils seront amenés à évoluer et à gagner en puissance. En gros, on peut largement comparer le concept de base de Donj au concept des mangas Shonen, basés sur le combat, le dépassement de soi et la lutte contre un ennemi, a priori maléfique. Les personnages sont alors définis par une Race (Nain, Elfe, Humain, Gnome…) et une Classe (Guerrier, Magicien, Barde, Voleur…), la personnalité et l’historique étant nettement secondaires. En effet, de part le système et la structure même du jeu, ce sont principalement le combat, l’exploration de milieux hostiles et l’intrigue qui sont les leviers principaux d’une partie de Donj.


Toutefois Donj comporte, à mon sens, un énorme piège. Le piège consiste à utiliser les livres du jeu (innombrables, on rappelle ici l’aspect marchand précédemment évoqué) tel quels, sans préparation ni  interprétation. Je m’explique. Les livres de Donj permettent toutes les folies dans le domaine de l’aventure épico-fantastique ; en réalité les concepteurs du jeu passent leur temps à établir des faits (la magie est très complexe et nécessite de longues études et une grande érudition…) et à les démonter ensuite afin de tout permettre aux joueurs (…MAIS, il existe des moyens de la pratiquer tout de même de manière instinctive et sauvage.). La place laissée à l’imagination et à l’interprétation des joueurs et du Meujeu s’en trouve forcément diminuée. Ainsi, pour jouer optimalement à Donj, il est nécessaire de bannir certains aspects incohérents avec le monde que l’on décide de créer. Ainsi, si la culture nippone décrite dans le Manuel de l’Orient arrive dans votre monde comme un cheveu sur la soupe, bannissez là, tout simplement.

Je jeu sans travail préalable mènera de façon quasiment certaine à une partie sans queue ni tête, apte à partir en vrille à chaque minute. D’autre part, il n’est pas possible d’inclure toutes les idées contenues dans les manuels dans une seule partie, à moins de réellement rechercher la surcharge de monstres, de magies exotiques, de sortilèges surpuissants, d’artefacts maudits, de psioniques rebelles, de peuplades en tous genre…

Même si je suis prompt à me moquer de Donj et à le critiquer dans nombre de ses aspects, en particulier sa lourdeur, je ne renie pas le moins du monde les myriades de séances que nous avons partagé autour de ce jeu, les souvenirs inoubliables et les enguelades mémorables. Car oui, il fut un temps ou nous nous disputions pour le jeu, parfois relativement sévèrement.

C’est donc avec passion et un peu d’ironie que je place ici Donjons & Dragons comme la première pierre de ma Ludothèque, à laquelle je souhaite un avenir radieux.

Publié dans [JdR] Ludothèque

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