Chapitre second : Le début du chemin

Publié le par Saint Epondyle


A la rentrée de septembre 2003, j’avais résolu de me procurer un premier livre de règles du jeu Donjons & Dragons 3 afin de me rendre compte par moi-même de quoi il retournait. Dans le même temps, je commençais à réunir un groupe d’amis proches pour lancer ma première partie. La tâche était ardue : je devais recruter des joueurs pour pratiquer un jeu dont finalement j’ignorais tout, car je n’avais alors jamais joué.

Je me présentais donc, un jour de septembre 2003, à mon magasin de JdR, cartes et mangas préférés à Rouen ; j’ai nommé le Bazar du Bizarre, pour le pas le citer. Là, je m’emparai du Manuel des Joueurs et me dirigeais vers la caisse. Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque le gérant du magasin m’arrêta net, et me déconseilla d’acheter le livre que je convoitai ! En effet, comme me l’indiqua le gérant en question, la nouvelle édition de Donj, l’édition 3.5 était annoncée pour très bientôt. Il me proposa donc d’attendre seulement la fin de la semaine pour faire mon achat, sachant que je pourrai alors bénéficier de la toute dernière parution, mise à jour et augmentée.

C’est ainsi que je fus l’un des premiers possesseurs en France du Manuel des Joueurs 3.5, le jour même de sa sortie. Le jour même de mon achat, j’entrepris de lire ledit manuel de A à Z ; ce que je fis en quelques jours. Les 350 en quelques pages de ce livre me passionnèrent autant que m’angoissèrent. Comment allais-je pouvoir me souvenir de tout ? Comment pourrais-je réellement organiser une partie ? Comment cela allait il se passer ? Comment réagirais les joueurs ? Avant tout, il fallait encore les trouver, les joueurs.

Naturellement, je décidai de proposer à mes amis les plus proches de l’époque de participer.

Zouz, nouveau copain rencontré en cours de latin (comme quoi ça aura servi à quelque chose ; spécial dédicace « C’est du vândalisme ! ») fut le premier à qui j’ai proposé de jouer. Aucun regret de ce côté, puisque Zouz est aujourd’hui encore au moins aussi atteint que moi par le virus JdR. Connaissant déjà Baldur’s Gate et les RPG vidéo en général, Zouz fut tut de suite tenté par cette expérience nouvelle.

Je proposais également à Matt, autre bon copain de l’époque, perdu de vue depuis à cause de son déménagement, de faire partie des nôtres. Celui-ci accepta également directement, ce qui me renforça dans ma quête de 2 autres joueurs. J’avais en effet fixé à 4 le nombre des joueurs que je souhaitais ; 4 est le meilleur nombre de joueurs possibles pour jouer à Donj, à fortiori pour commencer à Donj, Jeu conçu pour 3 à 5 joueurs environ.

Naturellement, j’embauchais Clem, pivot du groupe dont j’étais un électron annexe à l’époque, car je n’envisageais pas de ne pas lui proposer de jouer. Il faut bien comprendre qu’à cette époque, l’ensemble du groupe tournait uniquement autour de Clem, qui en passait tout son temps à faire le con pour attirer les regards. C’était un « meneur » ; Zouz et moi l’appelions alors le Gourou. Toujours est-il qu’il accepta de jouer. Il devait rester peu de temps.

Recherchant mon dernier joueur, je fus confronté à un événement inattendu : Ben vint me voir au détour d’un couloir et me dit que lui et Gregou (inséparables) étaient partants pour tenter l’aventure du JdR. Sauf que je ne les connaissais pas. Ben et Gregou étaient dans ma classe, ils étaient assis à côté de moi et Matthieu à certain cours et nous discutions un peu, mais sans plus. Par politesse, mais très embarrassé, j’acceptais. Je fis bien.

Juste après mes recrutements, je convoquais mes joueurs par groupes de deux, pour créer leurs personnages (Respectivement : Koren, Wilbies, Clem le rusé, Ben et Graig le nain). Je demandais à mon frère de m’aider à faire les personnages en question, vu mon peu de maitrise des règles du jeu. Là-dessus, ce dernier me proposa de nous faire carrément jouer une partie complète de Donj, afin que nous puissions voir de quoi il s’agissait réellement. Cette partie ne devait connaitre qu’une seule séance, puisque Frost commençait à cette époque sa première année de classe préparatoire et que le temps était amené à lui manquer sérieusement.
Après la création des personnages, franchement approximatifs au niveau des règles, et totalement inexistants au niveau du Roleplay, nous étions enfin prêt à nous embarquer pour l’imaginaire.



A titre de souvenir, voici la composition du groupe de l’époque, lors de la première séance.  Je publie tout ça à titre de souvenir, même si aucun des personnages suivant ne rattrape les autres :
Koren – Ensorceleur (1) Humain – Familier Chat – Interprété par Zouz
Wilbies Dagfire – Rodeur (1) Halfelin – Seul personnage jamais interprété par Matt à notre table
Clem le rusé qui sais tout volé (orthographe en VO) – Roublard (1) Humain – Seul personnage interprété par Clem
Ben – Paladin (1) Elfe – Interprété par Ben
Graig – Guerrier (1) Nain – Dont le leitmotiv est la ressemblance avec Gimli, du Seigneur des anneaux – Interprété par Gregou – Graig le nain est le perso de notre table qui fut joué le plus longtemps de tous.
Arthus Gonth – Prètre d'Héroneus (1) Humain – Sans commentaire – Interprété durant une séance, dont je ne me souviens quasiment rien, par moi.

Publié dans [JdR] Anthologies

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Gregou 11/05/2009 18:21

ça me fait toujours rire quand tu racontes mon incruste avec Ben ! lol.  En tout cas, très bonne description de graig, c'est bien son role-play d'origine, et oui. j'ai beaucoup de souvenirs avec lui et ce fut l'un de mes persos préférés ( si ce n'est le préféré ), non pas à cause du roleplay embryonnaire, mais sûrement grâce à la foultitude de souvenirs, délires vécus, avec ce charme qu'est de partir niveau 1 pour finir en héros épique, avec toute une vie réellement vécue ( jouée ), donc chaque action est une brique de plus à la construction de ce perso, donc chaque souvenir est également le nôtre. Qui plus est, par son ancienneté, graig fut un temps la mascotte du groupe ( groupe souvent désigné par " un groupe d'aventurier avec un nain " ), ce qui n'était pas pour me déplaire, lol. sa niaiserie, sa maladresse( combien de haches perdues ? ), et sa beauferie, me rendent nostalgiques, et c'est avec plaisir que je t'aiderais dans ta tâche de commémoration quand j'aurais du temps.