Chapitre tierce : Un coup dans l'eau

Publié le par Saint Epondyle


Une fois la dream-team composée, seule nous manquait la partie. Comme je l’ai déjà précisé dans les chapitres précédents, mon frère avait alors joué une partie en tant que Joueur, et ni moi ni les autres joueurs (voir le chapitre second) n’avions joué. Autant dire que nous n’avions qu’une vague idée de ce qu’était le JdR ; et je ne parle même pas de notre absence de maitrise des règles du jeu. Malgré tout la motivation était là.

Or nous jouâmes une partie, Frosty en Meujeu, en une après-midi d’automne. Je serai court car je ne me souviens de quasiment rien de la partie en question. Quand je repense que tel fut la première séance de ma vie, je regrette réellement de n’avoir pas pris note, ni gardé de souvenir. Et pourtant.

Je jouais alors Arthus Gondh, prêtre d’Héroneus, niveau 1. Equipé comme un guerrier de cuir et d’acier, ce dernier dut se contenter d’une petite vie sans intérêt dans la ville sans nom dans laquelle nous évoluâmes. Je me rappelle être allé faire quelques emplettes, parmi lesquelles une lance et une lanterne sourde. Faible ambition.

Je me souviens également de Clem le rusé que le Roleplay de voleur poussa à aller cambrioler un appartement de la ville. Corde, grappin, et hop, par la fenêtre. Primaire me direz-vous ; mais je ne me souviens absolument pas de la suite de ce larcin.

Bien sûr je lance un appel ici à tous ceux qui étaient là à l’époque ; leurs souvenirs m’intéressent pour compléter ce récit plus qu’embryonnaire.

La classe préparatoire n’attendit pas que nous finissions la partie pour monopoliser Frost. Il ne fut donc pas en mesure de nous faire jouer plus d’une séance et je dus reprendre le dur rôle de Meujeu. Je crois pouvoir dire aujourd’hui que j’ai relevé le défi puisque nous jouons encore aujourd’hui, à l’époque sans que nous ne le soupçonnions, nous nous trouvions à l’orée d’une longue et riche période de Jeu ou se succédèrent les aventures, avec plus ou moins de succès.

Sans maîtriser la moitié des règles de D&D 3.5, je me lançais dans la conception d’un scenario assez court et très, très convenu dans le plus pur style du Porte-Monstre-Trésor. Je décidai également de créer un monde rudimentaire et d’en tracer la carte pour servir de cadre à notre jeu. Aussi imparfait que fut ledit scénario, qui fera l’objet du Chapitre Quarte de mes Chroniques, il eut le mérite d’actionner la grande roue et de la faire entrer dans un mouvement d’imagination, de création, de Jeu, de rires, de délires et de pleurs que j’espère plus que jamais perpétuel.

Publié dans [JdR] Anthologies

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article