Chapitre quatrième : premières armes

Publié le par Saint Epondyle


Fort de cette première expérience, je décidais donc de continuer l’aventure en prenant le rôle de Meujeu. Jusque là ni les joueurs ni moi n’avions de réelle expérience dans l’exploration des possibilités énormes du donjisme. C’est vers Noël 2003 que j’acquérais les deux livres suivants du jeu D&D 3.5 : Le Guide du Maitre et le Manuel des Monstres. Autant de pages remplies d’idées et de ressorts utilisables lors de mes parties. J’étais fort impatient.

Comme cadre à mon scénario, je créais une petite ville, capitale d’un pays en partie désertique. Pour faciliter une prise en main rapide et convenue, la ville était bien évidemment dirigée par un bon monarque, passablement aveugle et impuissant, mais bon tout de même.

Mon scénario, qui dura entre quatre et six séances je crois, était construit sur la base suivante : Un barde fort talentueux fait son apparition en ville. Au bout de quelques semaines, il commence à se faire de plus en plus apprécier et finit par jouer en personne devant le gouverneur de la ville. Toutefois, tenez vous bien, sous cet idylle apparent se cache en réalité une terrible machination ! En effet, le barde est en réalité la face visible d’une organisation secrète, composée et dirigée par de sinistres vampires, dont le seul et unique but est de s’emparer du pouvoir en corrompant l’esprit du bienveillant gouverneur par des sortilèges de manipulation mentale, distillés par le barde lors de ses représentations. Or, un dragon bienveillant à réussi à mettre au jour cette machination. Pour la conjurer, il doit engager un groupe capable de se fondre dans la population de la ville, par souci de discrétion.

Aussi basique soit-il, voici mon premier scenario. Celui-ci s’organisait autour de deux donjons principaux : une forteresse du désert et un égout glauque plein de vampires. J’avais d’ailleurs supprimé un grand nombre de capacités de vampires afin de permettre aux joueurs niveau 1 de les affronter. En effet, dans D&D, le vampire possède un niveau de difficulté de 8 et aurait tout bonnement écrasé mes pauvres personnages. Ici pas de problème et les vampires tronqués firent une admirable chair à canon.

A côté de ce scenario, qui vaut ce qu’il vaut, la partie à connu certaines difficultés, d’ordre relationnelles et organisationnelles. Certains joueurs n’avaient pas compris que ce type d’activité demande un investissement temporel important et  étaient incapables de se motiver. D’autre part, quand ils étaient présents, ils ne pouvaient pas se concentrer sur la partie plus d’une petite demi-heure. A la suite de joutes verbales et de disputes relativement violentes, je rappelle que nous n’étions qu’en troisième, Clem et Ben quittèrent la table de jeu. Ils devaient être rmplacés, au scénario suivant par Sim et Goomo.

Publié dans [JdR] Anthologies

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Cerbère 30/06/2009 21:25

Bonne rencontre,

Comme je vois, toutes les tables de JDR souffre d'un facteur humain qui entraine souvent des disputes. Je ne connais aucune table de JDR qui n'a pas un jour connu une cassure.

C'est bien dommage mais c'est logique d'une certaine façon. Le JDR a un aspect social hors les relations humaines ne sont pas toujours facile à gérer.

Amicalement,
Cerbère.

Saint Epondyle 30/06/2009 21:55



En effet, et dans le cas présent, il s'agissait de gens qui de toutes façons n'avaient pas d'affinités avec ce type d'activité. On sait qu'il s'agit d'un loisir de passionés. Dès lors...



Cerbère 30/06/2009 21:24

Bonne rencontre,

Comme je vois, toutes les tables de JDR souffre d'un facteur humain qui entraine souvent des disputes. Je ne connais aucune table de JDR qui n'a pas un jour connu une cassure.

C'est bien dommage mais c'est logique d'une certaine façon. Le JDR a un aspect social hors les relations humaines ne sont pas toujours facile à gérer.

Amicalement,
Cerbère.