[BD] Le Troisième Testament

Publié le par Saint Epondyle

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Si on savait que le Père Noël est généreux, on peut également constater qu’il a bon goût. C’est donc à l’occasion des fêtes de fin d’année que j’ai pu découvrir le Troisième Testament, BD de Xavier Dorison et Alex Alice éditée chez Glénat.

Très ancrée dans la tradition des fresques historico-épiques  à tendances bibliques, l’intrigue est largement inspirée des œuvres phares du genre, dont je citerai par exemple le Nom de la Rose d’Umberto Eco ou le Da Vinci Code de Dan Brown. L’action du TT se situe dans un 14° siècle déchiré par les luttes fratricides entre les monarques, les mouvances religieuses et les groupes plus ou moins sectaires indépendants ; l’ex inquisiteur Conrad de Marbourg accompagné de la fille adoptive de l’Archevêque de Paris forment le duo héroïque qui, à travers l’Europe et quatre tomes à l’issue desquels l’intrigue se clôt de façon épique, son confrontés à de multiples dangers et opposants, ainsi qu’à une énigme cryptique basée sur les textes sacrés et un certain manuscrit : le Troisième Testament.

Même si ce synopsis de base peut sembler un brin déjà vu, et que c’est vrai que dans l’ensemble la BD ne réserve pas de vraie incartade au genre « énigme sous entendue dans les textes et dogmes fondateurs de la chrétienté », on doit reconnaitre que dans le genre, l’intrigue est très bonne, bien ficelée, entrainante et épique à souhait. Les quatre tomes se suivent sans laisser au lecteur le temps de s’ennuyer ; le fait que la série soit limitée à ces quatre albums justement est un bon point : on va quelque part, et on ne s’engouffre pas dans une série sans fin ou les énigmes se superposent sans jamais être résolues. Ici les auteurs veulent clairement nous emmener quelque part, et y arrivent avec brio. Ces derniers ont su au long des tomes distiller un petit parfum de surnaturel de bon aloi et très bien rendu dans sa petite quantité. Les manifestations hors du commun sont la plupart du temps sous entendues, se qui fait particulièrement craindre le « méchant » par exemple.

Côté graphisme, le TT n’a pas la patte d’un Guarnido (Blacksad) ou d’un Ledroit (Requiem, Chevalier Vampire) mais n’en demeure pas moins dynamique, expressif et vivant, ce qui est déjà très bien. Il en reste qu’on ne lit pas le TT pour ses dessins, néanmoins ceux-ci servent bien une narration qui domine l’œuvre. Les couvertures quand à elles sont réalisées avec une technique de peinture différente des pages intérieures et sont très belles.
Bref, du fait de ces éléments le TT mérite bien la mention « Saint Epondyle approved ».

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