[Dies Irae] Chapitre tierce, débrief

Publié le par Saint Epondyle

Mardi dernier, et je comprends que le léger délai entre le débrief et la partie puisse scandaliser, d’autant plus qu’il prend racine dans un quotidien vide de toute préoccupation à court terme : le mien pendant les vacances pré-apocalyptique –les résultats des partiels s’apprêtant à s’abattre sur la terre comme les dix plaies sur Egypte- néanmoins je souhaitais pour ce débrief-ci ne pas faire les choses à moitié et m’accorder le temps de la réflexion, se déroulait le chapitre tierce de Dies Irae, ma campagne pour l’Appel de Cthulhu. Globalement la partie à été un succès, malgré quelques petites insuffisances et un début trop long à démarrer. Au programme, les investigateurs sont allés en Ecosse afin de rencontrer un avatar à forme humaine de Nyarlathotep et l’empêcher de mettre à exécution une sombre machination. Malgré les dangers et les monstres hideux, aucun personnage n’a perdu la vie, et même les blessures sont restées assez succinctes. Néanmoins, la folie guette puisque plusieurs personnages se sont retrouvés très près de la perte totale de santé mentale.

Dans l’ensemble, la partie est un succès, même si elle fut moins palpitante que le chapitre juste précédent, dans le désert, pour cause de lenteur et de manque de rebondissement. Néanmoins, je pense que la partie à plu, même si j’aurai préféré que ce chapitre marque un peu plus un tournant dans le scénario. Rien de trop grave toutefois, je vais tâcher de me rattraper pour offrir lors du chapitre quarte une fin digne des plus gigantesques fresques apocalyptiques.

Côté Roleplay, cette partie à été celle de la folie et des troubles psychologiques interprétés par les joueurs, entre Katrin (Merry) en proie à des terreurs nocturnes infâmes, Janine (Zouz) persuadée d’être la cible de dizaines de maladies, Fernand (Sim) en proie à des troubles compulsifs et surtout Renée (Goomo) à la fois noctophobe et  totalement déjantée : « Je suis Renée… Tribun. » Finalement, le prix de la folie revient haut la main à cette dernière qui écope en plus d’une manie pour le prochain chapitre, chose qui lui plait beaucoup. Elle-même me confessait à la fin de la séance que le fait de jouer de la folie de plus en plus manifeste avec le temps était le côté le plus amusant du jeu, sans lequel il perdrait sa singularité. Voilà bien une réflexion qui fait plaisir à entendre.

A présent je retourne à l’écriture du chapitre final qui emmènera nos amis à Paris (Oh noooon, rien de rieeen !) et ou ils devront empêcher un orchestre de jouer un air maudit, sans quoi les conséquences ne pourraient être conçues par l’esprit humain. Bref, je me remet au boulot pour remonter un petit peu le creux de la vague afin de faire de Dies Irae un souvenir inoubliable pour chacun.

Publié dans [Chroniques]

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