Quand l'Alexander vint à la Table

Publié le par Alexander

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Comme dit précédemment dans ces pages il faut témoigner des débuts des pauvres âmes innocentes en matière de Jeu de Rôles et comme pour beaucoup d’entre nous c’est pas à pas que mon addiction ludique à la Table commença. Au début on se dit tous que se sera qu’une fois comme cela pour essayer, que ça n’engage à rien. Mensonge que tout cela. En vérité je vous le dit, à moins d’avoir une volonté de fer et d’être tout à fait averti des risques que l’on prend en prenant part à une partie de Jeu de Rôles il ne faut pas s’approcher de ces Tables porteuses de folie si l’on ne veut pas être pris à son tour. Que mon cas serve d’exemple.

J’avais connaissance déjà depuis un certain temps des pratiques quasi païennes de mes camarades qui ont pour la plupart déjà été nommés dans ces pages, à savoir, Grégou, Zouz,  Merry ou Epondyle. Par leurs récits parfois fantasques et relevant souvent de la psychologie pathologique j’en ai retenu un amusement certain, une addiction visible et surtout la possibilité d’incarner différents personnages dans des univers tout à fait divers. Bien entendu le piège s’actionnait très lentement et ingénieusement autour de moi. Aucun d’eux alors n’émettait l’hypothèse que je puisse un jour participer. Au tout début alors je m’intéressais surtout aux scénarios et aux moments épiques de leurs parties assouvissant ainsi mon inclination envers les longues histoires, c’est par cette faiblesse que je signais ma perte. Des débuts forts timides des ces quelques bribes de conversations au hasard des discussions de mes camarades, j’en suis venu à suivre véritablement les avancées des joueurs face aux murs de monstruosités, elles nommées contrairement à ce qui peut se passer aujourd’hui pour Cthulhu, que leur tortionnaire, qu’ils appelaient un « Meujeu » incarné alors par Epon, pouvait dresser devant eux. 

C’est donc tout naturellement, mais le naturel existe-t-il vraiment en matière de Jeu de Rôles, que j’acceptais il y a de cela fort longtemps la proposition d’Epon de jouer à une partie, un « One Shot » « Comme cela… ». C’était faire un pas de trop sur le chemin de la folie. Bien entendu à cette époque je ne voyais pas cela de cet œil et y allait l’esprit tranquille, ignorant que j’étais du gouffre sans fond dans lequel j’allais plonger. Mon esprit ignare était d’autant plus tranquille qu’à la Table de ce « One Shot » se trouvaient également des amis à nous qui eux n’étaient pas des rôlistes convaincus tels que Ben, Mélie ou Nico, de plus de part sa nature le One Shot n’engage à rien. Encore une fois je me fourvoyais lourdement.

C’est en cela mes amis que mes mots doivent résonner comme un avertissement aux oreilles des innocents, on peut venir à la Table mais la Table peut également venir à vous et revêtir beaucoup d’aspects, pour moi c’était celui d’amis, pour d’autres Elle peut prendre la forme d’un frère ou d’un père. Toujours les ignorants doivent rester sur leur garde. Pour ceux qui chutent : aucune rémission.

La Parole de l’Immuabl
e, Septième Sourate 
: Quand l’Alexander vint à la Table. Traduit du Sanskrit au neuvième siècle avant notre ère, Ahmadabad. 

Publié dans [Guest Stars]

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Saint Epondyle 03/02/2010 01:51


Ainsi donc est inaugurée la rubrique des "Guest Stars" dans laquelle les joueurs et Meujeux de mes tables sont invités à publier aussi souvent qu'ils le souhaitent. Nous commençons donc la série
avec l'Alexander et sa toute première approche de notre table rouennaise.

Félicitation pour ta premère publication en ligne.