Helmut Ackermann †

Publié le par Saint Epondyle

70 AmuséNom : Helmut Ackermann
Surnom : Le Gros Helmut
Joueur : Alexander
Jeu : L’Appel de Cthulhu v6
Métier (Occupation) : Professeur d’histoire de la Musique (Universitaire)
Age : 59 ans
Nationalité : Autrichienne
Concept : Erudit flegmatique et passionné
Etat : Décédé de mort violente †

« Mais bien entendu, je suis un monument de compréhension. »

 Le Gros Helmut est une figure de Dies Irae, ma campagne pour l’Appel de Cthulhu. Plus familier de l’ambiance feutrée des salons londoniens, des rayons poussiéreux des bibliothèques et des sièges trop étroits pour sa corpulence des opéras, ce professeur fut dans la partie un des moteurs de l’intrigue. Très attaché aux valeurs traditionnelles et aux mœurs qu’il jugeait comme étant les seuls valables, le gros Helmut n’eu jamais pendant le jeu de religion déclarée, bien qu’on l’imagine facilement juif, eu égard à son patronyme.

Grand ami du personnage par la mort duquel le scénario débuta, Helmut devint pendant le jeu un allié direct de Janine Château-Chassagne dans les rapports de forces à l’intérieur du groupe. A celle-ci il emprunta son attitude protectrice envers Katrin Anton-André (« la p’tite ») et son aversion pour d’une part les journalistes et d’autre part un certain Sir Edward Genkins, sur lequel je ne m’étends pas étant donné que le scénario n’est pas terminé à ce jour. Grand rival de l’explorateur Stanley Murphy, le Gros Helmut passa les deux premiers chapitres de Dies Irae à critiquer ce dernier. Hasard des circonstances, les deux compères qui se haïssaient cordialement partagèrent de nombreuses situations, jusqu’à la mort brutale qui les sépara quasi simultanément du monde de ceux qui respirent.

Joué pendant la moitié de la campagne totale par un Alexander de haut niveau, le Gros Ackermann trouva la mort, à demi fou, au fond du désert de Syrie sous la masse titanesque et nébuleuse d’un inconcevable Shoggoth. Bien qu’il fût le premier à en découvrir un, Helmut ne put jamais décrypter entièrement de sortilège par lui-même. Incapable de se contrôler à la fin du scénario, le professeur autrichien était pourtant sur le point de découvrir des choses dont la portée défiait sa conception du monde, de la raison et de la matière.

C’est alors que son corps est perdu à jamais dans les profondeurs du monde et que la vérité sur sa mort restera à jamais un secret gardé par les seuls coparticipants de son expédition, que je souhaite rendre hommage à Helmut Ackermann ; « le Gros Helmut ».

 

 

Background inital :

« Comme il est triste d’enterrer un bon ami. Howard Anton André, éditeur spécialisé dans les publications artistiques était mon ami depuis toujours : nous avions étudié ensemble à la faculté d’histoire de l’art de Londres En tant qu’expatriés allemands tout les deux, nous avons tout de suite sympathisé. L’enterrement à eu lieu aujourd’hui, en petit comité.

Howard laisse derrière lui les deux femmes de sa vie : sa fille Katrin et sa bonne amie Janine. Heureusement, l’une et l’autre sont indépendantes : Janine est cantatrice et chante dans les opéras parisiens et Katrin étudie dans la prestigieuse université de Cambridge. Ce gout prononcé pour les études n’est visiblement pas du goût de Janine, qui préférerait voire la fille mariée, mais j’ai tendance à comprendre cette soif d’apprentissage et après tout, quel mal y a-t-il à s’instruire ? Cette brave Katrin à toute une vie devant elle pour se marier, qu’elle profite de sa jeunesse pour se faire une cervelle. J’ai cru comprendre que c’est Joseph Buckenvald qui reprendra la maison d’édition et le rôle d’éditeur en chef. Il connait bien le travail et avait toute la confiance d’Howard.

Bien qu’il ne fût pas lui-même compositeur, la perte de mon ami sera très rude pour le monde de la musique. Depuis toujours sa famille édite les œuvres des plus grands compositeurs, particulièrement Mozart mais pas uniquement. Janine à fait mettre en vente aux enchères les possessions d’Howard, selon son dernier souhait. En tant que passionné d’histoire de la musique, je pourrai surement y acheter quelques partitions originales prestigieuses et j’aimerai également racheter ce violoncelle peint daté de 1689 qui faisait la fierté de mon ami depuis la faculté. Voir cette œuvre d’art dans les mains de quelqu’un d’autre me rendrai malade. Howard m’a déjà légué un certain nombre d’objets de sa collection bien sûr, j’en suis très honoré.

Lors de l’enterrement, j’ai aperçu Stanley Murphy, un pseudo scientifique dont l’activité principale est le dynamitage de sites archéologique et le trafic d’antiquités. Il a toujours prétendu être un ami d’Howard sous prétexte que celui-ci a accepté de publier quelques uns de ces grossiers rapports de « recherche ». Je ne sais pas ce qu’un si pernicieux personnage vient faire en rodant par ici, mais s’il s’approche suffisamment de moi, je lui ferai tâter de ma canne. Le moment est mal choisi pour venir soutirer des financements à la famille pour je ne sais quelle nouvelle aventure ridicule.

Pour mon plus grand malheur, j’étais en Allemagne lors du décès de mon ami. Même Janine était en France à ce moment et c’est un dénommé Lord Genkins qui l’a veillé jusqu’à son dernier soupir. Je ne le connais pas, mais j’aimerai le remercier d’avoir ainsi donné de son temps aux derniers instants d’un pauvre homme accablé par la maladie.

Je vais proposer mon aide à Janine et Katrin pour régler les embarras du décès. Dans une maison en effervescence comme la leur, une personne de plus pourra toujours aider à faire quelque chose. Une fois toutes les affaires en ordre, je m’en retournerai à ma chaire d’enseignement, un peu plus seul qu’avant.»

Background secondaire (intro au chapitre 2) :

Lettre de Helmut Ackermann au rédacteur en chef du Weekly Arts Tribune

27 Avril 1924, Londres

Monsieur le rédacteur en chef,

Je prends aujourd’hui la plume à la demande de Mme Château-Chassagne, pauvre veuve affligée que votre journal prend comme cible depuis plusieurs jours. En effet, je considère que vos sous-entendus maladroits et vos références ésotériques sont du plus mauvais goût à l’encontre d’une famille endeuillée, jusqu’à relever du registre de la plus inconsciente sottise.

Contrairement à vos affirmations (La découverte du siècle ! Numéro 75, 19 avril 1924), sir Genkins n’est pas à l’origine de la découverte du Requiem original, mais simplement de l’annonce à la presse de celle-ci ; il est vrai que le lord, pour qui j’ai une estime certaine, a été gagné par un enthousiasme compréhensible et à probablement fait preuve d’une célérité confinant à la précipitation. Dans les jours qui suivirent, il nous affirma néanmoins avoir eu connaissance du Requiem original juste avant le décès de notre ami commun, mais l’avoir oublié suite audit décès.

L’émotion nous étreint tous et toutes, proches de Mr Anton André qui fut un grand homme, ce qui explique nos réactions parfois précipitées ou faites sous le coup de l’émotion ; votre travail de surveillance permanente destinée à capter le moindre geste de notre part et nous accuser en conséquence de tous les maux est en tous points semblable à la surveillance du vautour près à fondre sur une proie trop faible pour se défendre.

C’est avec stupeur et indignation que j’ai constaté dans l’édition d’aujourd’hui de votre journal (Des fantômes à Pall Mall ? Numéro 76, 27 avril 1924) le crédit sans faille que vous prêtez aux propos de Stanley Murphy, qui n’a de professeur que le titre. En effet, j’insiste à nouveau sur le peu de distinction dont les êtres les plus fragiles peuvent faire preuve et sur leurs éventuelles facilités à imaginer des choses. Les médecins ont conclu que Mr Murphy a bien été mordu par un molosse, probablement amené dans Pall Mall par des cambrioleurs. Ainsi, ce sont son état psychologique et sa personnalité égocentrique qui l’ont conduit à tenir les propos que vous relatez. Je vous prie de bien considérer à l’avenir vos sources et vos informateurs pour éviter au maximum de tomber dans un journalisme à sensation parfaitement hors de propos.

En espérant que mes mots ne resteront pas lettre morte, je me permets de vous affirmer toute la considération que je suis prêt à avoir pour vous,

Très cordialement,

Helmut Ackermann

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Alexander 25/01/2010 12:27


J'aime beaucoup le " Un Alexander des grands jours..." Mon pauvre Helmut calomnié sous le sobriquet de "Gros" ce qui n'a d'ailleurs jamais été prouvé. Je tiens a rappelé son aide sans prix lors du
premier scénario histoire d'éviter que Monroe ne tienne le haut du pavé. Enfin sur la fin Helmut n'avait pas perdu la tête mais était obnubilé par la volonté d'avancé dans la découverte. Je rappel
que contrairement a ce qui a pu être dit Helmut n'était pas un lâche mais plutot le seul a avoir étudié le shoggot!