Récidive

Publié le par Saint Epondyle

Jusque là, j’ai tenu. Mais aujourd’hui, je sens que je vais – une fois de plus – basculer.
J’avais dit, et ce il y a encore très peu de temps, que je n’achetais plus de livres de JdR, mais depuis la sortie du Malleus Monstrorum, le sixième supplément pour la version 6 de l’Appel de Cthulhu. Cette décision était due à une très forte impression d’impuissance face aux quantités d’informations et d’idées-scénar présentes dans les suppléments et le manque fondamental de temps (Chronos, où que tu sois, je te Môôôdit !) pour jouer, manque qui engendre une grosse frustration en général. Si je rajoute à cela l’expérience Donjesque qui consiste à accumuler les milliers de pages de règles, de classes de prestige, de dons, de sorts, de compétences et de monstres que l’on renonce finalement à utiliser au vu de la complexité de l’utilisation de toutes les ressources en même temps – trop de quantité tue l’utilité et la praticité – je ne puis qu’être vacciné des suppléments de JdR.
Et pourtant.
Et pourtant le sixième et dernier supplément pour l’Appel est une bête qui à tout pour séduire, sauf son prix. Ce volume est une encyclopédie qui recense la totalité des entités du Mythe. Dieux extérieurs, Dieux Inférieurs, Grands Anciens, Races de Serviteurs et Races Indépendantes sont censés être tous recensés depuis l’intégralité des auteurs ayant contribué au Mythe dont bien évidemment, le Maître de Providence. Contrairement à un Manuel des Monstres classique, le Malleus Monstrorum semble bien plus descriptif et bien plus explicatif et donne visiblement de nombreuses idées de scénarii, mais également de nombreuses informations délectables pour ceux qui, comme moi, peuvent fort bien lire un pavé de ce genre simplement pour le plaisir. Aux dires des experts du site TOC, dont vous trouverez un lien dans « Liens » en bas à gauche de cette page et de toutes les autres,  ce livre est autant un livre sur le Mythe qu’un réel livre de jeu. Pas de scénario, pas de nouvelles règles, mais une masse cyclopéenne de tentacules gélatineuses, de pseudopodes ignobles, d’yeux vitreux, de fourrures graisseuses, de couleurs n’appartenant pas au spectre connu, de ténèbres concrètes, de sons opaques et de visions nauséabondes.
Profitant d’être en fonds en ce moment je vais probablement passer à l’acte rapidement, car acheter cette source d’inspiration après la préparation de mon chapitre second pour Dies Irae, ma campagne pour l’Appel de Cthulhu v6, n’aurait aucun sens.
Affaire à suivre donc, dont je ne manquerai pas de reparler après achat.

Publié dans [Chroniques]

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