Stanley Murphy †

Publié le par Saint Epondyle

45-Officier-Colonial.jpgNom : Stanley Murphy
Surnom : Monroe
Joueur : Gregou
Jeu : L’Appel de Cthulhu v6
Métier (Occupation) : Archéologue/Chasseur de trésors (Explorateur)
Age : 46 ans
Nationalité : Britannique
Concept : Archéologue peu scrupuleux et colérique
Etat : Décédé de mort violente †

« Iä ! Iä ! Ftagh’n gluiphagh’ ! Figh’agarnath ! Iä ! Iä ! Crux Ansata tahiatui ! »

Stanley, surnommé Monroe à la suite d’une erreur reprise par tous, est un des personnages clé de la première partie de Dies Irae, ma campagne pour l’Appel de Cthulhu. C’est à la fin du chapitre deux de cette partie que l’explorateur mis définitivement son casque colonial au placard, et perdit accessoirement la vie par la même occasion.

De bout en bout, Stanley n’a pas cessé de confirmer son statut de souffre-douleur du groupe. Au départ simplement moqué pour son air d’explorateur décalé dans le centre ville de la capitale du Royaume Uni, Monroe finit au centre du mépris hautain de Janine Château-Chassagne et de toutes les attaques de Helmut Ackermann. La rivalité entre les deux compères se solda finalement par un match nul, étant donné qu’ils perdirent la vie à moins de quinze minutes d’intervalle IRL, soit environ 30 secondes de jeu à ce moment précis. Malgré ce statut de tête de turc, Stanley possédait les compétences essentielles à la préparation et la conduite d’une expédition dans la désert ; c’est pour cette raison qu’il fut tout de même central pour les autres membres du groupes qui durent continuer à se fier à lui, même après l’avoir découvert en train de psalmodier une langue ancienne devant une installation ésotérique à la place de dormir.

Justement, Stanley est le premier personnage de l’Appel de Cthulhu à avoir découvert, décrypté et utilisé un sortilège (la Crux Ansata de Prinn en l’occurrence). Alors que chacun commençait à douter à raison de sa santé mentale, le guide du groupe n’en essaya pas moins de « recruter » des alliés au sein du groupe susceptibles d’accepter de psalmodier avec lui la formule de bannissement le moment venu. Ce sortilège fut d’une importance capitale dans la poursuite du scénario puisque il permit premièrement à certains membres du groupe de s’enfuir du lieu de la scène finale (mais pas Monroe, ironiquement), et puisque son utilisation laissa dans l’esprit des suscités survivants une trace indélébile sous la forme de divers dérangements mentaux. La scène de fuite devant la Chose, les joueurs psalmodiant tour à tour les paroles insensées du sortilège en sacrifiant leur raison est d’hors et déjà culte.

Devant les brimades, les moqueries et les insultes répétées de ses compagnons de route, Stanley demeura courageusement joué par Gregou, et réussit à mener son expédition jusque dans les tréfonds du monde. Là, il perdit la vit, happé dans la masse sans couleur, ni solide, ni liquide, ni gazeuse et profondément anormale d’un nébuleux Shoggoth, en même temps que son rival le Gros Helmut (voir article). C’est donc avec beaucoup d’admiration et de condoléances que je rends à Stanley Murphy un vibrant hommage, assorti d’excuses sincères pour la scène de sa mort, lors de laquelle j’ai osé lui faire une crasse en lui laissant supposer qu’il s’en était sorti, une dizaine de secondes.

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Background inital :

«Mon père était drapier, ma mère couturière. J’aurai pu vivre une vie tranquille dans le quartier populaire de Finsbury dans la banlieue de Londres. Au lieu de ça, je décidai très jeune de suivre des études poussées à la faculté d’Histoire de Londres. Mes parents se saignèrent pour me payer de pareilles études, mais ils étaient convaincus que leur sacrifice serait utile. Une fois diplômé, je n’ai jamais pu me résoudre à enseigner dans des amphithéâtres poussiéreux ou à écrire d’interminables thèses sur les peuples anciens. Mes collègues ont toujours attribué mon goût du terrain à mes origines modestes.

L’archéologie est mon métier et ma passion. Je vais directement sur les lieux où l’Histoire s’est déroulée. Je recherche inlassablement les traces des anciennes cultures pour tenter d’une part de les comprendre, d’autre part bien sûr, de faire fortune comme Carter qui découvrit la tombe de Toutankhamon en 1922. Bref, je suis un scientifique de terrain, j’ai un livre dans ma main droite et une pelle dans la main gauche. Quoi qu’en disent ces pauvres demeurés dans leurs universités poussiéreuses, c’est selon moi la seule manière de ne pas faire que brasser du vent.

J’ai assisté aujourd’hui à une triste cérémonie : l’enterrement d’Howard Anton André, l’éditeur londonien qui avait publié mes trois livres et qui était un bon ami. La perte d’un homme bon est toujours tragique ; il laisse en plus derrière lui une charmante fille : Katrin.

Revenu d’Egypte depuis quatre mois à présent, je ressens de nouveau cet appel si particulier de l’aventure. Londres est une belle ville quand on n’y séjourne pas trop longtemps. Malheureusement, ma dernière fouille a été un échec total et je me retrouve sans un sou pour monter ma prochaine expédition. Je vais donc rester un peu avec la famille d’Howard pour voir comment je peux aider. De plus, une vente aux enchères sera organisée demain avec les pièces de sa collection personnelle. Peut être pourrais-je y trouver quelques objets intéressants pour ma propre collection. Je sais qu’Howard possédait une paire de statuettes maliennes du dix huitième siècle. Ces deux petites statuettes seraient à propos parmi mes pièces rares d’Afrique. Et puis, une vente aux enchères est toujours un bon moyen de rencontrer des gens, mécènes, scientifiques et aventuriers. Je rencontrerai peut être quelqu’un qui me proposera une affaire. Je ne demande qu’à pouvoir monter une expédition.

Curieusement, un vieil ami de service militaire est présent à  cet enterrement. Il s’agit de Fernand Boutreuil, j’ignore ce qu’il fait ici mais cela mérite que j’aille lui serrer la main et lui demander des nouvelles depuis 1913. Il faisait partie d’un régiment français à l’époque et je serai curieux de savoir s’il a prit part à la Grande Guerre. J’ai également aperçu le gros Helmut Ackermann. Ce gros professeur est l’archétype du soi disant savant qui brasse de l’air. Il possède toutefois la particularité de mêler des postillons à l’air qu’il brasse. Bref, il ne peut pas me sentir et je dois l’éviter.

La vie londonienne me pèse ; n’importe quel prétexte sera bon pour m’envoler. C’est le point commun de tous les oiseaux sauvages : l’appel du large. » 


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Backgound secondaire (intro au chapitre 2) :

Journal d’expédition du professeur Stanley Murphy

Premier Juin 1924, Quelque part au large de l’Egypte

Enfin le grand jour. Je ne sais si je dois me réjouir de voir mes espérances de partir une nouvelle fois en expédition se réaliser ou si je dois me morfondre de le faire avec un aussi piètre équipage. De tous mes compagnons de voyage, aucun ne connait quoi que ça soit à l’archéologie ou l’ethnologie, mis à part le gros Ackermann qui se plait à étaler des connaissances de comptoir sur les peuplades d’ici où là qui n’ont probablement jamais existé. Bref, je préfère l’ignorer pour le moment et me concentrer sur la préparation du voyage, domaine qui jusqu’à nouvel ordre est encore le mien.

J’ai contacté par télégramme mon ancien ami, Andrew Matthews. Lui et moi avons fait les 400 coups ensemble et ça sera un plaisir de repartir en expédition. Au moins je suis certain de pouvoir faire confiance à quelqu’un dans ce voyage.

Qui sait ce que nous trouveront au bout de notre périple et pour combien de temps nous en aurons ? Ma blessure au ventre me fait toujours mal quand je bouge et la cicatrice reste très vilaine. Aucun médecin n’a été capable de me dire pourquoi il est impossible de cicatriser cette plaie et pourquoi elle parait toujours infectée et répugnante. On m’a dit après plus d’une semaine de consultation que j’avais été mordu par un chien. Qu’on ne veuille pas me croire je le comprends, mais je ne supporte pas qu’on se paye ostensiblement ma tête. J’ai vraiment l’impression d’être le seul ici à avoir conscience du danger vers lequel nous allons probablement, il faut dire que j’ai été le seul à avoir été éventré par une de ces choses. J’évite d’y penser, mais lorsque j’essaie de me rappeler de quoi il pouvait s’agir, ma raison chancèle. Etait-ce une bête ? Un humain ? Je n’ose le dire.

Finalement, il est beaucoup plus simple de négocier avec le capitaine le prix du transport ou de se poser des questions pratiques sur le financement de l’expédition plutôt que d’imaginer ce qui nous attendra une fois arrivés.

J’ai peur que cette découverte sensationnelle d’un Mozart jamais joué ne nous entraine plus loin que nous ne le pensions. J’ai peur que personne ici ne soupçonne ce que nous avons peut-être effleuré en retrouvant ce manuscrit ancien. J’ai peur de ce que nous trouverons peut être en creusant là ou personne ne devrait creuser. J’ai peur que nous ne fassions une erreur en allant là bas. J’ai peur de ce que nous trouverons peut-être, sous le soleil de Syrie.


 

Télégramme d’Andrew Matthews, Archéologue

12.05.24.DAMAS.REPUBLIQUE.FRANCAISE.DE.SYRIE.COMPAGNIE.RADIO.FRANCE

Bien-reçu-précédente-lettre-STOP-Pas-tout-compris-histoire-musique-STOP-Vous-attendrais-gare-Damas-02.06.24-STOP-Vous-souhaite-prompt-rétablissement-STOP-Ravi-reprendre-service-STOP-Mon-tarif-a-augmenté-STOP-Êtes-incorrigible-Stan-STOP-Amitiés-sincères-STOP-Andrew 

 

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Alexander 25/01/2010 12:31


Ce pauvre Monroe ou Murphie enfin je ne sais plus... C'est vrai qu'il a souffert toutefois malgré la levé de bouclier contre lui ce n'était finalement qu'après son coup d'éclat quand il a lancé son
sort. Avant cela j'ai mis en garde Mm Chateau Chassagne contre le vautour qu'il était... Allé Murphie sans rancune là ou on est maintenant...