Chroniques Rolistiques

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  • : Roliste ou non, soyez le ou la bienvenue sur mon site personnel, dédié aux jeux de rôles. Je relaterai ici régulièrement les différentes étapes de ma vie de roliste, ainsi que mes avis sur les jeux auxquels j'ai été amené à jouer. Bonne visite !
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Elégies de Saint Epondyle

Jeudi 5 novembre 2009

Tout fout le camp. Là dessus rien de nouveau.
Bref moi, énième internaute anti-facebook bourré de bonnes raisons, d’arguments percutants et de petites réflexions hautaino-méprisantes envers les membres du plus grand réseau social du monde, je crains être bientôt contraint par la force des choses de m’y inscrire moi aussi. Et me connaissant, ça risque de me prendre du temps, de me plaire et de me faire totalement adhérer.
Et pourtant, je suis bien mécontent de cet état de fait car, s’il est de notoriété publique que je suis anti-facebook, je sais fort bien que je risque d’être totalement converti si je fais le premier pas. Ca n’est pourtant pas que je ne crois plus en mes arguments de refus de l’auto-fichage, de refus du mélange des tous les gens que l’on connait en un vaste pot-pourri sordide autant que bordélique. Mais voilà, mon association étudiante requerra très bientôt que je me créé un compte, même minimaliste sur ce site afin d’accéder à certains des outils qui sont de mon ressort : les outils de communication. Peut être est-ce là un moyen de me forcer à vivre avec mon époque, comme si je n’étais pas assez connecté comme ça.
Je pondère et fais des concessions, je me dis que personne n’en est mort pour le moment, qu’en créant un profil hyper-sécurisé et en refusant tous ceux qui ne sont pas mes « amis », je ne risque finalement pas grand-chose. Néanmoins, l’idée de créer de plein gré une page sur laquelle iront tous ceux qui me connaissent où croient me connaitre sans plus être Saint Epondyle mais cet individu limité par la chair que je suis là dehors, dans la vraie vie, ne me plait pas du tout. Ce qui est déjà assez net c’est que même en étant inscrit, je pense pouvoir indiquer seulement une initiale en guise de nom de famille. Ca sera déjà ça mais ne réglera pas le problème du « foutoir à amis » dans lequel tous sont à égalité, ce qui n’est jamais le cas dans la réalité.
Quelque part dans son cimetière de la campagne profonde anglaise, Monsieur George Orwell doit se dire qu’un certain ouvrage n’a finalement servi à rien.

Par Saint Epondyle
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Mercredi 4 novembre 2009

Mélancolie, mélancolie. Rien ne laissait supposer a la même période il y a trois ans ; alors que je commençais ma Terminale ES et m’apprêtais à passer le bac à la fin de l’année que je pourrai regretter « l’après lycée ». Il est clair et net que je si je regrette et mélancole souvent à propos du lycée, période bénie s’il en est où entre autres réjouissances les séances de JdR étaient quasiment hebdomadaires, je me prends également à regretter maintenant mes deux dernières années, passées comme chacun l’a en tête à l’IUT sur le quai Frissard au Havre.
En disant cela il n’y a guère à ma proche famille, destinataire principale mais non exclusive de mes élégies, celle-ci m’a fait part de sa surprise. Surprise qui causa la mienne car j’étais persuadé que chacun savait que j’avais grandement apprécié en particulier la seconde et dernière année dans cette petite structure familiale ou j’ai pu travailler et vivre au jour le jour avec des condisciples qui devinrent pour certains des amis. Etant donné les faits et par souci de juste affirmation des choses, je devrais même dire « qui devinrent pour certaines des amies ». Bref. Il se trouve que j’ai peu, voir pas dit à la majorité de mes amis de lycée (le « groupe ») et à ma famille proche que je me sentais bien là bas, dans le froid et la tempête, dans cette ville à fort mauvaise réputation et dont une part de ladite réputation n’est pas totalement volée, dans cet emblème des villes de France où le profane ne veut pas habiter, dans ce morceau de terre attaché au continent mais aussi battu par les vents les plus glaciaires et les vagues les plus creuses de la Manche que le plus obscur et cyclopéen sanctuaire dédié à Dagon de la mer d’Irlande. Pourtant c’est vrai ; je suis aujourd’hui loin de ma Normandie, au cœur du Nord : à Lille, et je mélancole sur l’année dernière, sur les gens que je rencontrais là bas, sur les professeurs-copains et même sur les cours eux-mêmes, avec presque pas d’exception.
L’école de commerce à laquelle j’appartiens aujourd’hui est une usine anonyme, dans laquelle les légions d’étudiants se massent à l’instar d’adorateurs grotesques titubants vers des professeurs et des « soirées ESC » dressées en idoles comme s’ils s’agissaient de statues mégalithiques préhumaines retrouvées dans les ruines d’une ziggourat basaltique retrouvée au cœur de la jungle cambodgienne. Les cours se suivent et se ressemblent, nous buvons le savoir qu’on nous dispense à propos d’économie, de compta, de droit, de langues. Lorsque vient le temps du divertissement, nous sommes censés nous ruer vers les open-bars hors de prix au cours desquels je cite : « on peut vraiment tout faire, sans aucune retenue, on est que avec des gens de la promo qui nous connaissent. Si tu veux vomir, tu peux. Chier, tu peux, c’est vraiment unique comme sensation ! » (Véridique). Non merci, ça ira.

Par Saint Epondyle
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Mercredi 16 septembre 2009
Si on considère la période de grands changements dans laquelle je me trouve en ce moment, puisque je rentre dans une nouvelle école et de ce fait j’emménage à Lille, ville dans laquelle je n’avais jamais mi les pieds auparavant, on comprendra aisément pourquoi je n’ai guère le loisir de m’adonner au JdR, et donc d’en disserter sur le présent site. Une fois n’étant, rappelons le, pas coutume, je disserte donc hors-sujet en parlant de ma vie et pas du sujet même du suscité présent site. Or donc, expédions le hors-sujet d’aujourd’hui afin de le faire appartenir à un passé auquel nous ne ferons plus référence.


Bref.

Bref, l’intégration à l’ESC Lille est maintenant terminée, de bizuts moi et mes condisciples sommes passés au grade de première année. Le Week-end d’intégration auquel je ne me suis pas rendu autant par manque de moyens que par manque d’envie et par terreur à l’idée d’y participer fut effroyable si j’en crois les multiples témoignages qui me sont parvenus et je ne regrette absolument pas de ne pas m’y être rendu. Visiblement les charmants organisateurs avaient tout prévu pour faire vomir plusieurs fois chacun des participants et pour les maintenir dans un état d’ivresse permanent. Autant dire que ma conception de l’intégration dans une école et d’un week-end réussi diffère nettement de la leur ; mais le fait que les beuveries ne sont pas ma tasse de thé – sans mauvais jeu de mot – ne date pas d’hier et risque de ne pas changer au vu des récents événements. Je n’irai pas jusqu’à sous-entendre que je puis partager quelques traits communs avec l’état d’esprit de quelqu’un de borné et rancunier, mais tout de même il est des limites qui ne sont pas loin d’être atteintes.
Depuis la rentrée, il y a maintenant près de deux semaines, on nous fait enchainer les séminaires de présentation, d’explication, d’introduction à tous les outils et futurs outils auxquels nous serons confrontés durant notre cursus, sans jamais nous donner ni emploi du temps, ni groupe définitif, ni même de programme résumant l’ensemble de nos modules. Le flou le plus complet règne et les gens avec lesquels je suis censé sympathiser plus ou moins hypocritement pour forger un réseau professionnel capable d’être exploité par la suite quittent les lieux des cours très vite si bien que finalement, je meuble les 23h30 de creux de mes journées seul. J’ai connu de pires situations en matière de stress et de surbooking. Je passe donc le temps entre visite de Lille et visionnage de mangas en streaming. J’ai pu découvrir par exemple Death Note et Hellsing, deux mangas qui m’intriguaient depuis un certain temps et dont je reparlerai ici tôt au tard. Par ailleurs, Lille est une bien belle ville.

Je dois me remettre assez vite à l’écriture de mon chapitre second pour Dies Irae, ma campagne pour l’Appel de Cthulhu sans quoi je risque fort de me retrouver à la veille de la Toussaint, date à laquelle la partie est prévue, sans avoir terminé le scénario. Même sans avoir joué depuis longtemps et sans être dans le bain, il va falloir s’y remettre. J’ai connu de pires contraintes.

Par Saint Epondyle
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Mardi 8 septembre 2009


Petit hors-sujet aujourd’hui. Il faut dire que je suis dans une période importante aujourd’hui, même si je n’aime pas trop le fait de dire que la période est importante dans ma vie ; halte donc au discours du type « Vous, managers de demain, gouvernerez les hommes et les femmes de ce monde ; vous êtes l’élite sans pareil d’un monde en mouvement au travers des obstacles duquel nous vous guideront dans les trois prochaines années de votre vie que, en plus de les regretter, vous aurez en tête de votre mariage avec une fille de l’école et jusqu’à votre lit de mort ».

Bref, je suis entré Lundi dans ma nouvelle école, l’Ecole Supérieure de Commerce de Lille. Après des concours difficiles mais dont je suis sorti victorieux, je suis donc en train de vivre mes premiers jours à Lille, ville étudiante très belle et pour le moment très ensoleillée. J’ai troqué mon bel appartement havrais pour un autre plus petit, moins bien agencé, mais lillois. Le seul problème, qui consistait en un redémarrage de mon ordinateur infligé par mon modem – fourni par la résidence et compris dans le loyer – toutes les trois minutes, est maintenant a priori réglé puisque la hotline s’est – choses rare – avérée d’un grand secours. Bref, tout ne va pas mal du côté de mon appartement puisque j’ai retrouvé (et j’espère que je garderai) radio, télévision et bien sur diverses activités qui dépendent d’Internet.
Cette absence de connexion expliquer bien entendu mon absence de ces derniers jours, dont je m’excuse.

Mon inquiétude, dont j’ai des réserves inépuisables, va à présent à « l’intégration », comprenez si vous n’êtes pas habitué à ces choses, l’ensemble des activités potentiellement humiliantes et effroyables infligés par les 2A aux 1A, leurs bizuts, leurs victimes. D’ici à deux semaines, les discours et autres activités de rentrée seront finies, la routine prendra sa place et avec elle les cours de finance, d’économie, de marketing, de gestion et de droit. Quand ce cap sera franchi, j’espère avoir trouvé des gens intéressants avec lesquels je pourrais vivre, discuter et, pourquoi pas, jouer au JdR.

Par Saint Epondyle
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Dimanche 17 mai 2009


Du fait des oraux de langue et de motivation que je vais devoir passer dans un mois, je risque d'être de moins en moins à même de publier des articles réguliers sur mes Chroniques. Pour autant, le site n'est pas mort et je compte bien m'y remettre aussitot la tempete passée.

Ceci dit, je ne puis pas prendre plus soin de ce site que de mon avenir professionnel pour le moment, et je vous prie donc de prendre en patience votre mal et de m'attendre un mois environ. 

J'espère que c'est victorieux que je me représenterai ici sous quelques temps. 

 Pour ne pas vous laisser tout à fait seuls pour autant, je vous propose totu de même un petit morceau de musique, tout à fait dans le ton de ce que je pense dans les moments où je suis déprimé et stressé par tout ce qu'on nous demande.

 A plus tard.

 
Par Saint Epondyle
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